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Le Zimbabwe persiste dans ses réformes malgré les difficultés économiques à court terme

HARARE, Zimbabwe, 7 novembre 2019 /PRNewswire/ -- Le Zimbabwe persiste dans ses réformes économiques en dépit des catastrophes naturelles et des sanctions. George Guvamatanga, le secrétaire aux finances et au développement économique, a souligné que la sévère politique d'austérité budgétaire menée par le gouvernement avait déjà permis d'équilibrer les comptes et d'instaurer une discipline budgétaire au Zimbabwe jamais égalée depuis des décennies.

« Nous voulions assainir les finances publiques – le Zimbabwe affichait auparavant un déficit à deux chiffres – et contrôler notre déficit commercial. Nous devions nous assurer que nous vivions selon nos moyens, et nous y sommes parvenus. », a déclaré George Guvamatanga lors d'un entretien avec le parton de presse zimbabwéen Trevor Ncube.

Le président Emmerson Mnangagwa, qui a pris ses fonctions en 2017, a fait de la mise en œuvre des réformes structurelles une priorité, bien qu'il ait hérité d'une économie en difficulté marquée par l'hyperinflation, le manque de liquidités et la corruption endémique qui régnait sous la présidence de son prédécesseur Robert Mugabe.

Le Zimbabwe atteint désormais les objectifs budgétaires et monétaires convenus avec le Fonds monétaire international. Il prévoit de ramener le déficit budgétaire de 12 à 5 % du PIB en 2019, et a déjà réduit le déficit commercial – qui s'élevait auparavant à 1,8 milliard de dollars – entre 300 et 400 millions de dollars.

« Nous avons atteint la plupart des objectifs convenus avec le FMI, à l'exception de l'inflation et de la masse monétaire, qui doivent être recalibrées. Nous comptons suivre la stratégie convenue et sommes convaincus d'être sur la bonne voie. », a déclaré George Guvamatanga.

Le gouvernement, qui a éliminé les subventions sur les carburants et l'énergie, est conscient de l'impact à court terme sur les Zimbabwéens ordinaires.

« Nous savons que ces réformes sont très difficiles pour notre peuple, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il s'agit d'une mauvaise solution. Pour relever les défis à court terme pour notre peuple, nous avons également mis au point divers filets de protection sociale afin de protéger les membres les plus vulnérables de la société. », a souligné George Guvamatanga.

Le Zimbabwe gère actuellement un programme de transferts monétaires en faveur de ses citoyens les plus vulnérables pour un total de 543 millions de dollars par an.

Toutefois, les sanctions imposées au Zimbabwe par les États-Unis et l'Union européenne durant l'ère Mugabe continuent d'étouffer l'économie du pays en limitant son accès aux prêteurs étrangers.

George Guvamatanga a déclaré que les sanctions affectaient tous les Zimbabwéens : « Nous sommes une petite économie. Le Zimbabwe a perdu 80 % de ses activités de correspondant bancaire en raison des sanctions. Il est devenu difficile de recevoir de l'argent de l'étranger et d'envoyer de l'argent à l'étranger. Il faut désormais des jours au Zimbabwe pour effectuer des transactions qui prennent habituellement quelques heures. »

En dépit de ces revers, le gouvernement continue d'ouvrir les espaces économiques, politiques et médiatiques du pays. Il est actuellement en train de moderniser 30 lois de l'ère Mugabe afin de répondre aux normes occidentales.

En juillet, la Banque mondiale a fait passer le Zimbabwe d'un pays à faible revenu à un pays à revenu moyen inférieur. Elle a également classé le Zimbabwe parmi les 20 économies ayant le plus amélioré leur indice de facilité de faire des affaires (Ease of Doing Business index).