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Zimbabwe : l’armée sort de ses casernes. Que se passe-t-il à Harare ?

latribune.fr

La situation politique au Zimbabwe semble déraper, des agences de presse dont Reuters, font état de mouvement de troupes dans la capitale Harare. Quatre chars d'assauts ont été vus dans les rues de la capitale, un jour après l'ultimatum formulé par le chef des forces armées « d'intervenir » si le président Robert Mugabe ne mettait pas fin à la purge politique en cours.

Des chars à Harare

D'autres chars seraient en position face aux quartiers de la garde présidentielle qui se trouve dans la périphérie de la capitale zimbabwéenne. A l'heure où nous mettions cet article en ligne, il n'y a eu aucune communication officielle, alors que Zanu-FP (parti au pouvoir) démentait toute tentative de coup d'Etat. Selon l'agenda présidentiel, Mugabe qui dirige le pays depuis 37 ans présidait une réunion hebdomadaire du cabinet dans la capitale.

Ce mouvement de troupe s'inscrit dans une crise inédite entre la présidence et Constantino Chiwenga chef de l'état-major. Ce dernier s'est départi de sa réserve après la limogeage d'Emerson Mnangagwa, de la vice-présidence du pays, alors que ce dernier était jusqu'à peu considéré comme le successeur probable de Mugabe, âgé de 93 ans.

Grace mugabe vs Emerson Mnangagwa

Mnangagwa est rappelons-le, un vétéran de la guerre de libération des années 1970 et l'ex-patron des services de renseignement. Sa proximité avec les militaires a fait que son limogeage ait été perçu par ses derniers comme une purge qui les vise aussi. Une manœuvre de Robert Mugabe, qui viserait à faciliter la prise de pouvoir par Grace Mugabe, femme du président actuel.

L'influence de cette dernière sur les organes du parti au pouvoir, notamment sa jeunesse, puis la multiplication des conflits avec les anciens combattants de l'ère de l'indépendance qui avaient un rôle privilégié dans la prise de décision partisane semble avoir poussé les militaires à sortir des casernes. Ces derniers ont été peu à peu écartés des hauts postes

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