La bourse ferme dans 5 h 16 min
  • CAC 40

    6 917,28
    -106,52 (-1,52 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 108,87
    -76,10 (-1,82 %)
     
  • Dow Jones

    34 160,78
    -7,31 (-0,02 %)
     
  • EUR/USD

    1,1133
    -0,0014 (-0,12 %)
     
  • Gold future

    1 786,70
    -8,30 (-0,46 %)
     
  • BTC-EUR

    32 831,76
    -156,60 (-0,47 %)
     
  • CMC Crypto 200

    827,83
    +8,32 (+1,02 %)
     
  • Pétrole WTI

    86,92
    +0,31 (+0,36 %)
     
  • DAX

    15 229,55
    -294,72 (-1,90 %)
     
  • FTSE 100

    7 462,08
    -92,23 (-1,22 %)
     
  • Nasdaq

    13 352,78
    -189,34 (-1,40 %)
     
  • S&P 500

    4 326,51
    -23,42 (-0,54 %)
     
  • Nikkei 225

    26 717,34
    +547,04 (+2,09 %)
     
  • HANG SENG

    23 550,08
    -256,92 (-1,08 %)
     
  • GBP/USD

    1,3386
    +0,0005 (+0,04 %)
     

Zemmour: Quotidien lui réclame de l'argent pour "vol d'images"

·6 min de lecture

MÉDIA - “bah alors, on vole des images?” L’émission Quotidien s’est voulue taquine et incisive ce mardi 30 novembre, alors qu’elle accuse Eric Zemmour de lui avoir volé des images pour son clip de candidature à l’élection présidentielle.

L’ex-chroniqueur a annoncé officiellement qu’il sera candidat pour 2022 avec une longue vidéo de 10 minutes dans laquelle il a repris pêle-mêle de nombreuses images d’archives et d’actualité, sur fond de Septième Symphonie de Beethoven. Celles-ci entrecoupées de plans du candidat lisant sa déclaration dans une bibliothèque, censés imiter l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. On peut y voir, entre autres, des extraits de films, de plateaux TV, une vidéo de Yann Barthes, un passage de Léon Zitrone sur France 3, de BHL sur France 2.

Et parmi ces images d’archives, beaucoup ont visiblement été utilisées sans l’accord de leur propriétaire. C’est notamment le cas des images de l’émission Quotidien de Yann Barthes. Ce dernier a vivement réagi ce mardi soir en direct, annonçant, non sans humour, que le désormais candidat va devoir débourser beaucoup d’argent lors de “procès” que va lui intenter la production.

“Notre service des images a estimé le vol à plus de 100.000 euros d’archives, sans compter les téléfilms, les reportages ou encore les drones”, annonce Yann Barthes. Et encore, “100.000, c’est s’ils avaient demandé les droits. Car maintenant il va falloir rajouter les procès”, jubile le présentateur.

Pour couronner le tout, “cet argent que nous recevront de Zemmour sera reversé à des associations d’aide aux migrants”, conclut-il tout sourire.

Une initiative qui n’est pas sans rappeler celle de la librairie Au temps des livres à Sully-sur-Loire dans le Loiret. Celle-ci a décidé de reverser l’intégralité des bénéfices des ventes du livre du polémiste La France n’a pas dit son dernier mot, à l’association La Maison d’Adam qui accompagne douze mineurs isolés arrivés, depuis le Soudan notamment, en France en 2016.

Les médias demandent des comptes à Zemmour

L’émission de TMC n’est pas la seule à avoir réagi au clip de campagne. D’autres médias ont fustigé l’utilisation non autorisée de leurs images par le polémiste d’extrême droite, certains d’entre eux n’excluant pas des poursuites judiciaires.

C’est notamment le cas du HuffPost. Certaines des images du clip d’Eric Zemmour sont extraites de deux de nos vidéos(celle-ci et celle-là), comme l’atteste la présence de notre logo. Il a donc été décidé d’engager une procédure dans les plus brefs délais contre le candidat, afin de faire cesser la diffusion de ces images reproduisant illicitement le logo du HuffPost, et solliciter l’indemnisation de cette exploitation abusive de sa notoriété. Vous pouvez lire notre édito à ce sujet ici.

La chaîne de télévision d’information internationale France 24, a également indiqué à l’AFP “s’opposer par principe à l’utilisation de ses images et de son logo dans tout clip de campagne politique”. “En conséquence, la chaîne va demander le retrait immédiat de ces images dans ce clip et étudiera les recours légaux s’il n’est pas donné suite à sa demande”, a ajouté le média.

De leur côté, France Télévisions, l’Ina et Radio France ont déclaré conjointement: “il conviendra qu’Eric Zemmour s’acquitte des droits des images reprises comme tout le monde”. Les trois médias publics ont précisé que personne ne leur avait demandé d’autorisation de leurs images.

Un porte-parole de la chaîne Public Sénat a quant à elle remarqué qu’il y avait “cinq secondes d’images avec le logo de Public Sénat, qui n’étaient par leur propriété puisqu’elles appartenaient à En Marche”. “Nous allons faire injonction à l’équipe du candidat Zemmour de retirer notre logo”, a-t-il précisé à l’AFP.

Pour sa part, BFMTV qui, comme les autres, n’avait pas été sollicitée pour l’utilisation de ses images, a déclaré qu’“elle n’engagerait pas de poursuites”. La chaîne qui avait diffusé en direct le clip d’Eric Zemmour a décidé de ne plus le rediffuser. “La chaîne ne rediffuse plus les images dont la chaîne n’a pas d’autorisation”, a déclaré une chargée de communication de la chaîne, propriété du groupe Altice.

Zemmour ne veut pas “s’occuper” des “querelles de juristes”

Outre les images d’actualité, de nombreuses personnalités rythment aussi cette vidéo, qu’elles soient anciennes (Molière, Racine,Victor Hugo, Chateaubriand) ou récentes (Alain Delon, Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo, Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Georges Brassens ou encore Barbara). Le neveu de cette dernière a d’ailleurs dénoncé une “appropriation scandaleuse”.

Position également ferme du distributeur de cinéma Gaumont qui dit n’avoir reçu “aucune demande” de la part des équipes d’Eric Zemmour pour l’utilisation des images des films Un Singe en hiver et Jeanne d’Arc dont la société détient les droits. “Nous allons étudier toutes les options qui s’ouvrent à nous”, a ajouté un porte-parole.

Interrogé à ce sujet en direct sur le plateau du 20H de TF1, Eric Zemmour a balayé le sujet avec dédain, arguant qu’il ne ”(s)’occupe pas” des “querelles de juristes”.

Dans un courriel adressé à l’AFP, l’équipe d’Eric Zemmour s’est défendue des critiques en citant le droit dit “de courte citation”.

Auprès duParisien, l’entourage du candidat a assuré aussi que la situation est en cours de régularisation: “Tout a été réglé et est en cours de règlement pour les images ajoutées récemment. On fait les choses comme il faut. Idem pour les droits de la musique”.

“Sans l’aval des titulaires de droits, ces extraits mêmes très courts peuvent constituer des atteintes à leur monopole, une atteinte au droit moral ou au droit patrimonial du droit d’auteur, pour autant que l’originalité de ces œuvres soit démontrée”, note NextImpact qui rappelle qu’il existe une exception de courtes citations. Seulement, celles-ci doivent être “justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées”.

En outre, selon le Code de la propriété intellectuelle, il faut “que soient indiqués clairement le nom de l’auteur et la source”, ce qui n’a pas été fait dans la vidéo d’Eric Zemmour.

À voir également sur Le HuffPost: Zemmour candidat pour 2022: ces 3 sujets qu’il va devoir clarifier

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles