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Yves Perrier (Amundi) : "Une forte hausse des salaires est indispensable"

SOMMET DU BIEN COMMUN - En prélude au Sommet du Bien commun, qui se tient ce jeudi et ce vendredi à Toulouse, Yves Perrier, président d'Amundi, revient sur les conséquence de l'inflation et estime que la rémunération du capital doit baisser.

Challenges - L’accélération de l’inflation change-t-elle votre appréciation de ce qu’est le bien commun ?

Yves Perrier - Le retour de l’inflation, qui est durable, bouleverse la donne. Il est d’abord lié à la fin de la globalisation, telle que nous l’avons connue. Elle avait permis de limiter l’inflation en important des produits à bas coût des pays émergents. Il était possible de produire dans n’importe quel pays sans risque géopolitique. Ce n’est plus le cas, comme le montre la guerre en Ukraine. La globalisation va donc se régionaliser, les échanges vont se structurer par zone. Cela provoquera une hausse durable des prix car la production se fera à des salaires bien plus élevés.

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Il y a des effets positifs et négatifs. Si l’inflation ampute le pouvoir d’achat, elle peut aussi nous permettre d’absorber plus facilement la dette, que nous avons accumulée pour faire face aux différentes crises. Par ailleurs, cette régionalisation des échanges peut accélérer la nécessaire réindustrialisation de la France, ce qui serait, bien sûr, une évolution très positive.

La transition énergétique est-elle l’une des causes profondes de l’inflation ?

Elle est inflationniste par les investissements considérables qu’elle va nécessiter. Elle ne crée pas une nouvelle valeur d’usage comme les précédentes révolutions industrielles. Son but est de sortir des énergies fossiles. Toute la question est de savoir qui va supporter ces coûts : le consommateur, le contribuable ou les détenteurs de capitaux. Je pense que la rémunération du capital doit baisser. Ce n’est plus possible d’avoir des taux de rentabilité de 15 %. Cette question cruciale de la maîtrise de l’impact social de cette transition n’est absolument pas tranchée.

Quels autres écueils faut-il éviter dans cette transition écologique ?

Elle devra absolument accroître notre souveraineté, une exigence révélée par le conflit ukrainien. Et ne pas détériorer notre compétitivité : n’oublions [...]

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