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Yuka, Inci Beauty… Comment marchent ces applis qui notent vos courses ?

·4 min de lecture
Beaucoup de Français utilisent une application lorsqu'ils font leurs courses, pour évaluer les produits.

De plus en plus d’applis mobiles promettent de nous aider à choisir les bons produits dans les rayons des supermarchés. Mais comment fonctionnent-elles et peut-on s’y fier ?

Une main sur le caddie et l’autre sur le smartphone : de plus de plus de Français utilisent une appli mobile au moment de choisir ce qu’ils mettent dans leur panier de courses. Pour éviter des substances chimiques ou tout simplement comprendre la composition des aliments ou produits cosmétiques que nous achetons, plus besoin de froncer les sourcils en déchiffrant les listes d’ingrédients écrits en minuscule sur l’étiquette, dans un jargon loin d’être limpide (le fameux E451 !). Il suffit de télécharger l’une des ces applis et de scanner le code-barre pour accéder à une évaluation détaillée du produit. 

Signe que ce marché est en plein essor, les applis mobiles proposant ce service gratuitement se se multiplient depuis quelques années et cumulent des millions d’utilisateurs. On peut citer Yuka, Inci Beauty (pour les cosmétiques), Open Food Facts, QuelProduit (créée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir) ou encore Y’a quoi dedans (lancée par le distributeur Super U).

Comment les produits sont-ils répertoriés ?  

Toutes fonctionnent à l’aide d’un système de scanner : l’appareil photo du smartphone permet de d’identifier le produit grâce à son code-barre, et d’accéder à des renseignements. Ce geste devenu anodin n’aurait pas été possible sans l’association Open Food Facts. En 2012, deux Français lancent un projet collaboratif dans le but de répertorier tous les produits alimentaires, avec leur code-barres et la liste d’ingrédients indiquée sur leur emballage. Ce "Wikipedia" de l’alimentaire répertorie aujourd’hui près de 850.000 produits, une base de données enrichie chaque jour par des contributeurs bénévoles, et a lancé sa propre appli.

Pour les cosmétiques, les fabricants sont obligés de lister sur l’emballage tous les ingrédients, dans l'ordre décroissant de leur quantité, et sous une dénomination identique dans le monde entier.   

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Comment les applis fixent-elles une note ?

Un même produit n’aura toujours pas la même note en fonction de l’appli avec laquelle vous le scannez. Chacune a son système de notation, pas toujours transparent, et choisit de prendre en compte l’impact de la composition du produit sur notre santé, son impact environnemental ou les conditions de travail des salariés fabriquant le produit.

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Prenons l'exemple de Yuka : l'appli explique que chaque note, sur 100, prend en compte à 60% les qualités nutritionnelles (teneur en graisses, sel, sucre, fibres ou calories…), à 30% la présence d’additifs et à 10% la certification biologique. Or il est parfois difficile d’évaluer la dangerosité de certains additifs. L’appli dit appliquer le principe de précaution, en alertant sur la présence d’additifs même lorsque le risque qu’il comporte pour notre santé n’est pas totalement avéré (mais simplement soupçonné). Pour cela, elle se base sur "l'ensemble des travaux scientifiques existants" et l’avis d’agences sanitaires compétentes.

Inci Beauty, créée par deux étudiants chimistes de Clermont-Ferrand, applique aussi le principe de précaution, par exemple avec le dioxyde de titane, comme expliqué sur son site.

L’Eco-score, affiché par Open Food Facts et Yuka, est controversé. Ce label lancé par le gouvernement note de A à E les produits selon leur impact environnemental, de la production à l’emballage. Si l’UFC-Que Choisir trouve l’initiative "excellente", la méthode de notation est jugée "incomplète".

Sont-elles fiables ?  

Parmi les applis citées dans cet article, toutes affichent leur indépendance vis-à-vis des marques et industriels (à l’exception de Y’a Quoi dedans, lancée par la chaîne Super U). Un bon point concernant leur fiabilité. Mais elles ont leur parti pris en matière de notation, en choisissant d’appliquer le principe de précaution, ou d’accorder plus ou moins d’importance à la certification biologique.

Il faut aussi prendre certaines notes avec des pincettes. En effet, Yuka ne prend pas en compte la quantité de produit généralement consommée. Un ketchup va donc être mal noté, car jugé trop sucré et trop calorique, omettant qu’on ne le consomme en général qu'en petites quantités, pour accompagner un plat.

Ces applis ont tout de même l’avantage crucial de simplifier la lecture d'une étiquette, et de contribuer à éveiller notre conscience de consommateur. Elles peuvent aussi inciter certains fabricants à modifier un produit, si un composant néfaste se retrouve sous les projecteurs. Surtout quand on sait que 92 % des utilisateurs de Yuka disent ne pas acheter un produit noté "mauvais", selon une enquête menée par l’appli. La recette connaît en tout cas un vrai succès, puisque Yuka revendiquait 15 millions d’utilisateurs en janvier 2020, trois ans après son lancement.

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