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XV de France: Dupont de retour pour les quarts après sa fracture ? "La part de risque redevient faible à trois semaines", détaille un chirurgien

La fracture au visage du diamant du XV de France, Antoine Dupont, après son choc reçu contre la Namibie (96-0), ne cesse d'alimenter les débats ces derniers jours. Opéré vendredi dernier à Toulouse, le capitaine des Bleus est pour le moment à l'arrêt. Si du côté du staff tricolore, on entretient le doute sur la possible participation du demi de mêlée aux quarts de finale dans trois semaines, difficile pour autant de savoir dans quel état il sera et s'il devra jouer avec un masque facial.

Contacté par RMC Sport, le docteur Eric Solyom, spécialiste de la chirurgie maxillo-faciale à Paris et Toulouse, donne un peu plus de précisions sur la nature de la blessure de Dupont et prévient des conséquences éventuelles s'il est amené à rejouer.

"Il y a une augmentation d'un facteur de risque, mais avec un équipement adapté, ça peut le faire"

"Globalement, une fracture du malaire se consolide au cours des trois premières semaines, indique le Dr Solyom. Est-ce qu'une reprise sur le terrain est possible ? Oui je le pense, même si c'est à discuter véritablement avec le joueur. Est-ce qu'il y a un risque dans le jeu ? S'il prend un choc important, il y a un risque plus important de déplacement de l'os zygomatique, du malaire. Est-ce que ça peut être grave ? C'est comme tout, sa première fracture sans être opérée aurait pu être grave, et a priori elle ne l'a pas été. Puisque la question est de savoir s'il peut rejouer, tout est une question de circonstances. Je pense qu'il pourra rejouer. Il y a une augmentation d'un facteur de risque, mais avec un équipement adapté, ça peut le faire."

"S'il prend la décision, c'est en connaissance de cause. Il ne va pas mettre en péril sa carrière pour autant"

Et le chirurgien de poursuivre sur les risques potentiels : "La complication principale est s'il y a une incarcération des muscles qui sont situés au-dessus. C'est le problème. Si ça arrive, cela demande une nouvelle opération pour corriger."

Mais le docteur Eric Solyom veut rassurer. "Sachant qu'il a été parfaitement opéré, que l'intervention s'est bien passée, qu'il a des plaques qui stabilisent, que la consolidation est bien entamée... La part de risque redevient faible à trois semaines, observe-t-il. À mon avis, vu l'enjeu, vu ses qualités, vis-à-vis de l'équipe... Il va prendre la décision de rejouer. Mais ce n'est pas à un chirurgien de dire ça. C'est lui qui décidera. S'il prend la décision, c'est en connaissance de cause. Il ne va pas mettre en péril sa carrière pour autant (...) Si je l'avais vu en consultation, en post-opératoire, comme à tous les patients, je lui aurais dit que s'il veut jouer, je peux lui donner l'autorisation à partir de la troisième semaine car ce sera consolidé partiellement. Après, est-ce qu'il veut prendre le risque, est-ce que c'est raisonnable de retourner sur le terrain ? Ce sera à lui de faire la balance bénéfices/risques. Ça dépend de lui."

Article original publié sur RMC Sport