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Washington accuse Pékin de «génocide» au Xinjiang, un premier conflit à l'horizon pour Biden

·1 min de lecture

En pleine passation de pouvoir à Washington, un premier conflit se dessine déjà à l'horizon entre la nouvelle administration Biden et la Chine après les propos tenus mercredi par le secrétaire d'État Mike Pompeo accusant Pékin d'être responsable d'un « génocide » dans sa région autonome du Xinjiang dans l'extrême ouest de la Chine. Des accusations partagées par son successeur et qui ouvrent la voie à de nouvelles sanctions. Les États-Unis deviennent ainsi le premier pays à employer ce terme pour dénoncer la persécution des Ouïghours.

Mike Pompeo et son successeur Antony Blinken sont d’accord : la Chine commet un génocide au Xinjiang. Le secrétaire d’État sortant Pompeo accuse Pékin de tenter de « détruire systématiquement les Ouïghours ». Depuis au moins mars 2017, ils seraient victimes de « crimes contre l'humanité ».

Une analyse partagée par Antony Blinken, le futur chef de la diplomatie américaine qui plaide, lui aussi, pour une politique plus ferme à l'égard de la Chine. Pékin parle de « mensonges absurdes ». Le premier conflit entre la nouvelle équipe à Washington et Pékin est donc déjà programmé.

Même si la Chine nie les accusations en bloc, les preuves s’accumulent : images satellitaires, témoignages de victimes et rapports scientifiques font état d'une répression culturelle et religieuse au Xinjiang. Plus de 500 000 Ouïghours seraient forcés de travailler dans les champs de coton, des femmes ont été stérilisées contre leur gré, des mosquées détruites.

Et quiconque ose appeler ses proches à l’étranger risque de passer des années derrière des barbelés dans l'un des nombreux camps de redressement dans lesquels Pékin prétend éloigner les Ouïghours de l’extrémisme religieux.