Wall Street : tient bon, malgré Apple et l'"Empire State"

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
S8,520,15
AIG50,820,43
NOKI-SEK.ST47,700,16
0941.HK71,950,100
SFT.DE54,00-1,00

Wall Street progresse légèrement ce lundi, malgré un indice Empire State décevant de la Fed de New York. Apple (NasdaqGS: AAPL - actualité) pèse quelque peu sur les marchés, en dépit de ventes chinoises solides de son nouvel iPhone. Enfin, les débats se poursuivent à propos du fameux "fiscal cliff" aux États-Unis. Le DJIA prend actuellement 0,45% à 13.194 pts, alors que le Nasdaq gagne 0,76% à 2.994 pts.

L'indice d'activité manufacturière régionale dit "Empire State" de la Fed de New York est ressorti à -8,1 points pour le mois de décembre 2012, alors que les économistes de la place anticipaient en moyenne une lecture proche de zéro. La lecture publiée le mois dernier était négative de 5,2 points. L'indice de décembre confirme donc la contraction de l'activité manufacturière dans la région considérée. L'Empire State est négatif pour le cinquième mois consécutif.

Alors que la fin de l'année se rapproche dangereusement, John Boehner de la Chambre américaine des représentants aurait accepté quelques concessions relatives à l'imposition des plus riches aux Etats-Unis, dans le cadre des discussions actuelles avec la Maison Blanche visant à éviter le redoutable "fiscal cliff". Le Congrès doit intervenir avant le 31 décembre pour empêcher les augmentations d'impôts et réductions de dépenses automatiques, susceptibles de plonger les USA en récession.

Les nouvelles propositions de Boehner ne sont toutefois pas connues, leur aspect chiffré restant crucial. L'agence Reuters croit savoir que le "House Speaker" aurait accepté un alourdissement de la fiscalité pour les Américains gagnant plus d'un million de dollars par an. On resterait donc loin du seuil de 250.000$ fixé par Barack Obama. Boehner envisagerait désormais 1.000 Mds$ de recettes sur dix ans dans le projet républicain, contre 1.400 Mds$ pour l'administration Obama. L'accord éventuel demeurerait donc très incertain, à quelques jours de l'échéance.

VALEURS DU JOUR

AIG (+3%), l'assureur américain, a indiqué avoir commencé à vendre sa participation restante dans AIA Group. "American International Group (NYSE: AIG - actualité) a commencé à Hong Kong une vente d'actions ordinaires d'AIA Group Limited qui pourra aller jusqu'à l'intégralité de sa participation par le biais d'un placement auprès de certains investisseurs institutionnels". AIG pourrait tirer jusqu'à 6,5 Milliards de dollars de la vente de sa participation restante de 14% dans l'assureur asiatique.

Apple (+1%), le groupe californien de Cupertino, a écoulé plus de 2 millions de ses iPhones 5 en Chine, en trois jours seulement. Il s'agit donc du meilleur lancement d'iPhone en Chine pour le groupe à la pomme, même si certaines craintes persistent concernant la concurrence locale et plus globalement la montée en puissance d'acteurs à moindres prix dans les smartphones. Tim Cook, le CEO d'Apple, estime que la réponse des clients chinois à l'iPhone 5 a été "incroyable", avec un nouveau record pour ce week-end de lancement.

Citi Research a néanmoins dégradé la valeur Apple d'"achat" à "neutre" à Wall Street, avec un objectif de cours ajusté de 675 à 575$. Le courtier s'inquiète essentiellement de cette concurrence accrue sur les smartphones. Sur le marché chinois, les opérateurs espèrent toujours un accord d'Apple avec China Mobile (HKSE: 0941.HK - actualité) , le principal opérateur local, qui a récemment dévoilé un accord avec le Finlandais Nokia (Stockholm: NOKI-SEK.ST - actualité) .

Google (NasdaqGS: GOOG - actualité) (+2%) reste sous surveillance ce lundi à Wall Street. D'après deux personnes proches des discussions citées par le New York Times (NYSE: NYT - actualité) , les accusations concernant des résultats de recherche sur Internet potentiellement biaisés auraient été abandonnées, dans le cas antitrust négocié auprès de la Federal Trade Commission. L'agence assouplirait donc l'enquête antitrust, alors que Google serait disposé à un certain nombre d'engagements volontaires pour mettre un terme au conflit.

Sprint Nextel (NYSE: S - actualité) (stable), l'opérateur wireless américain, a rehaussé sa proposition à 2,2 milliards de dollars pour l'acquisition des parts non détenues de Clearwire. L'offre est libellée ainsi à 2,97$ par titre désormais pour 48% du capital de Clearwire, contre 2,90$ par action précédemment. La valorisation globale du dossier ressort proche de 4,3 Mds$. La prime atteint 24% en comparaison des cours de décembre, avant les premières rumeurs d'opération.

L'offre requiert l'approbation de Softbank (Xetra: 891624 - actualité) , opérateur mobile japonais. Elle est aussi conditionnée à la vente de 70% de Sprint à ce même Softbank. Le conseil d'administration de Clearwire étudiera cette proposition. Parmi les actionnaires de la firme, on retrouve Intel (NasdaqGS: INTC - actualité) ou Comcast.

Akamai (+1%) a annoncé la nomination de son fondateur, Tom Leighton, en tant que CEO à partir de 2013. Il prendra la succession de Paul Sagan, qui quittera ses fonctions opérationnelles en fin d'année prochaine après avoir dirigé le groupe depuis 2005. Les deux hommes siègeront par ailleurs au conseil d'administration.

Garmin (NasdaqGS: GRMN - actualité) (stable), le géant américain des appareils et systèmes de navigation, a annoncé la nomination de Clifton Pemble, président et chief operating officer, en tant que CEO. Il prendra ses nouvelles fonctions en début d'année prochaine, succédant à Min Kao, cofondateur de la firme. Kao (Berlin: KAO.BE - actualité) prendra le poste de président exécutif. Pemble, un vétéran de la firme, est déjà administrateur de Garmin.