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Wall Street rebondit à l'ouverture au lendemain de son effondrement

Un courtier à Wall Street, le 9 mars 2020

New York (AFP) - La Bourse de New York se reprenait mardi à l'ouverture après un lundi noir qui a vu les principaux indices s'effondrer dans des proportions plus vues depuis 2008.

Aux alentours de 13H50 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 2,76% à 24.508,053 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 2,71% à 8.165,34 points.

L'indice élargi S&P 500 gagnait 2,56% à 2.816,82 points.

Wall Street avait dégringolé la veille sur fond de krach pétrolier et de crise mondiale du coronavirus: le Dow Jones s'était écroulé de 7,79%, abandonnant plus de 2.000 points, et le Nasdaq de 7,29%.

"Un certain calme est de retour ce matin alors que les investisseurs se remettent à acheter des actions qui ont beaucoup baissé", observe Chris Low de FHN Financial.

Au rang des nouvelles susceptibles de rassurer les acteurs du marché, Donald Trump a annoncé lundi soir vouloir prendre des mesures pour soulager l'économie américaine et stimuler la croissance face à l'impact du coronavirus.

Le président américain a notamment évoqué de possibles coupes dans les taxes salariales ainsi qu'une aide pour les salariés payés à l'heure.

Par ailleurs, les prix du pétrole, qui ont connu lundi leur pire dégringolade depuis la guerre du Golfe en 1991 en s'écroulant d'environ 25%, repartaient de l'avant après des déclarations du ministre de l'Energie russe, qui s'est dit ouvert à reprendre les négociations avec l'Organisation des pays exportateurs de pétrole après l'échec d'un sommet à Vienne la semaine dernière.

Cela profitait notamment à plusieurs majors pétrolières cotées à Wall Street: Chevron s'appréciait de 4,8%, ExxonMobil de 2,5% et Occidental de 3,1%.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine, qui avait touché son plus bas historique la veille, remontait nettement, s'établissant à 0,6428%.

Plusieurs observateurs mettaient toutefois en garde face à un optimisme prématuré, rappelant que la situation restait précaire, l'épidémie de pneumonie virale ayant déjà fait plus de 4.000 morts dans le monde et menaçant toujours de se transformer en pandémie.

"Il reste beaucoup de choses à régler. La situation évolue rapidement et reste affectée par la grande incertitude au sujet de la propagation du coronavirus, des réponses politiques, des perspectives de croissance et de chiffre d'affaires", prévient Patrick O'Hare de Briefing.

"Pour l'heure, les acteurs du marché peuvent s'attendre à une volatilité continue et à de fortes variations de prix", ajoute-t-il.