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Wall Street passe dans le rouge après avoir ouvert en hausse

Un courtier à Wall Street, le 18 mars 2020

New York (AFP) - Wall Street passait dans le rouge mercredi après une ouverture en forte hausse, dans le sillage d'un accord sur un vaste plan pour soutenir l'économie américaine face aux conséquences de la pandémie de nouveau coronavirus.

Vers 14H15 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,65% à 20,571,24 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, baissait de 1,87% à 7.279,13 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, perdait 1,57% à 2.408,91 points.

La Bourse new-yorkaise avait connu un vif rebond mardi dans un marché confiant sur l'adoption de ces mesures d'aide: le Dow Jones avait bondi de 11,37%, sa plus forte progression sur une séance depuis 1933, et le Nasdaq avait grimpé de 8,12%.

Dans la nuit de mardi à mercredi, sénateurs démocrates et républicains sont parvenus à un accord sur ce texte, qui doit être adopté dans la journée, selon le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell.

Une fois voté par la chambre haute, le texte devra être adopté par la Chambre des représentants, puis promulgué par Donald Trump.

"La Maison Blanche focalise son attention sur le redémarrage de l'économie", explique Chistopher Low de FHN Financial.

"L'idée est controversée, mais on entend la même chose à New York de la part du gouverneur (Andrew) Cuomo. L'effondrement des salaires et des recettes fiscales n'est pas tenable", ajoute l'expert.

M. Low estime toutefois que le retour à la normale devrait se faire de manière progressive avec une série de mesures pour atténuer l'impact dévastateur du virus sur l'économie.

Le plan actuel, qui pourrait mobiliser près de 2.000 milliards de dollars, est destiné à protéger les ménages américains les plus vulnérables et à apporter un bol d'air aux petites et moyennes entreprises durement touchées par le très fort ralentissement de l'économie de la première puissance mondiale.

- Boeing flambe encore -

Au rang des indicateurs, les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté de 1,2% en février, déjouant les attentes des analystes qui tablaient sur un recul, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce.

Ces chiffres ne reflètent toutefois pas encore l'impact de la pandémie de Covid-19.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américain reculait, s'affichant à 0,8034% contre 0,8466% la veille à la clôture.

Au rang des valeurs, Nike s'appréciait de 9,5%. La marque à la virgule a surpris agréablement les marchés mardi après la clôture, en faisant état de solides résultats trimestriels, en dépit de la pandémie de coronavirus ayant entraîné une fermeture de 75% de ses boutiques en Chine au pic de cette crise sanitaire dans le pays.

Boeing affichait la plus nette progression au sein du Dow Jones en bondissant de plus de 14%. L'avionneur américain, qui espère obtenir au moins 60 milliards d'aides publiques pour faire face à la pandémie ainsi qu'à la crise du 737 MAX, avait déjà flambé la veille.

Occidental Petroleum baissait de 2,3%. La major pétrolière a annoncé mardi d'importantes réductions de ses dépenses alors que les prix pétroliers ont chuté. Ces économies incluent notamment des baisses de salaires pour les dirigeants du groupe, a précisé le groupe.