La bourse est fermée

Wall Street ouvre en net recul, craignant la propagation du virus chinois

La Bourse de New York était en forte baisse lundi à l'ouverture, inquiète d'une accélération de la propagation du coronavirus et de ses éventuelles conséquences sur la croissance mondiale

New York (AFP) - La Bourse de New York évoluait en forte baisse lundi peu après l'ouverture, inquiète d'une accélération de la propagation du coronavirus et de ses éventuelles conséquences sur la croissance mondiale.

Vers 15H10 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 1,45% à 28.570,32 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, baissait de 1,84% à 9.143,96 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, cédait 1,47% à 3.246,97 points.

Wall Street avait déjà été affectée par cette épidémie venue de Chine lors des dernières séances: sur l'ensemble de la semaine dernière, le Dow Jones avait reculé de 1,2%, le Nasdaq de 0,8% et le S&P 500 de 1,0%.

Au moins 80 personnes sont mortes en Chine après avoir été infectées par le nouveau coronavirus, selon un dernier bilan des autorités locales qui multiplient les mesures drastiques pour freiner la contagion tant à l'intérieur qu'en dehors du pays.

"Ce développement exacerbe les craintes sur l'impact potentiel du virus et sur le fait qu'une poignée de cas ont été identifiés dans d'autres pays comme les Etats-Unis, le Canada, la France, la Corée du Sud et le Japon", note Patrick O'Hare de Briefing.

Les compagnies aériennes faisaient partie des entreprises les plus touchées par le renforcement des inquiétudes autour de l'épidémie chinoise: American Airlines chutait de 7,02%, Delta de 4,83% et United Airlines de 5,2%.

Les agences de voyage pâtissaient également de ce climat d'anxiété: Expedia baissait de 3,46%, Booking de 3,97% et le spécialiste des croisières Carnival de 3,52%.

D'autres grands noms de la Bourse new-yorkaise dont une partie importante de la production est basée en Chine voyaient également leur action perdre du terrain, comme Apple (-2,33%) et Nike (-2,4%).

- Impact sur la croissance? -

"Malgré ces gros titres, l'Organisation mondiale de la santé a récemment indiqué que l'épidémie ne constituait pas encore à ses yeux une urgence mondiale de santé publique", remarque Sam Stovall, stratégiste pour CFRA.

"Mais le virus n'ayant pas encore été maîtrisé, l'impact sur la croissance économique mondiale est impossible à déterminer et, par conséquent, fait pression sur les cours des actions", ajoute-t-il.

Signe de l'intérêt des investisseurs pour les actifs jugés moins risqués, le taux à 10 ans sur la dette américaine, qui avait déjà beaucoup baissé la semaine dernière, reculait encore, évoluant à 1,615% contre 1,684% à la clôture vendredi.

Parmi les autres valeurs, Arconic, le groupe américain né de la scission du géant de l'aluminium Alcoa, progressait de 0,67% après avoir annoncé une bénéfice net de 309 millions de dollars, en hausse de 42%, au dernier trimestre 2019. Ces chiffres sont toutefois en dessous des prévisions des analystes.

Près de 18% des entreprises du S&P 500 ont déjà publié leurs résultats trimestriels. Apple, Boeing, Facebook, Microsoft et Amazon font partie des grands noms de la cote new-yorkaise qui doivent faire état de leur bulletin de santé trimestriel cette semaine.

Selon les estimations du cabinet Factset, les entreprises de l'indice élargi de Wall Street devraient afficher en moyenne un recul global de leur bénéfice par action de 1,91% au quatrième trimestre.