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Wall Street ouvre en baisse malgré un rapport solide sur l'emploi américain

Des courtiers au New York Stock Exchange à Wall Street le 29 janvier

New York (AFP) - La Bourse de New York reculait à l'ouverture vendredi malgré un rapport de bonne tenue sur l'emploi américain, reprenant son souffle après plusieurs séances l'ayant amenée à de nouveaux records.

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,67%, à 29.183,73 points, vers 15H10 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,56%, à 9.518,27 points, et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, lâchait 0,46%, à 3.330,30 points.

Wall Street avait de nouveau relégué jeudi la crise du coronavirus au second plan pour faire grimper les indices à des niveaux inédits, à la faveur d'une annonce encourageante pour les relations commerciales sino-américaines et d'indicateurs solides sur l'économie des Etats-Unis: le Dow Jones avait gagné 0,30% et le Nasdaq 0,67%.

Vendredi, "les contrats à terme sur les indices (avant l'ouverture de la séance officielle) s'affichaient déjà en baisse avant la publication du rapport sur l'emploi, tout simplement car le marché a déjà beaucoup progressé cette semaine, à l'instar du S&P 500 qui a pris 3,7%, et étaient prêts pour une période de consolidation", estime Patrick O'Hare, de Briefing.

Les chiffres meilleurs que prévu du rapport sur l'emploi n'ont pas inversé la tendance.

L'économie américaine a, une nouvelle fois, fait preuve de dynamisme en janvier, créant un plus grand nombre d'emplois que prévu, en particulier dans les secteurs de la construction et de la santé.

- Uber promet la rentabilité -

Le taux de chômage a certes augmenté de 0,1 point, à 3,6%, mais cela s'explique par le fait que plus de 183.000 personnes sont de nouveau entrées sur le marché de l'emploi.

Le salaire horaire, de son côté, a gagné 0,25% par rapport au mois précédent, soit un peu moins qu'attendu par les analystes. Comparé à janvier 2019, il a progressé de 3,1%, un taux bien supérieur à celui de l'inflation (+2,3% en décembre selon l'indice PCI).

Dans l'ensemble, ce rapport reste positif pour les marchés car les créations d'emplois sont "encourageantes" et la hausse des salaires n'accélère "pas suffisamment pour faire craindre une hausse imminente des taux d'intérêt", souligne M. O'Hare.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, à 1,585% contre 1,642% jeudi à la clôture.

Sur le front des valeurs, Uber bondissait de 6,90% après avoir fait état de pertes moins importantes que prévu au quatrième trimestre. Le groupe a aussi promis qu'elle dégagerait un excédent brut d'exploitation (Ebitda) positif au quatrième trimestre 2020, au lieu de l'année suivante.

L'éditeur de jeux vidéos Activision Blizzard s'appréciait de 3,63% après des résultats supérieurs aux attentes grâce notamment au succès continu de "Call of Duty: Modern Warfare".

Spirit AeroSystems reculait de 0,32%. Ce sous-traitant de Boeing a annoncé réduire son dividende de 12 cents à 1 cent, en raison des perturbations liées à la suspension de la production du 737 Max.

"Etant donné l'importance du programme du 737 MAX pour Spirit, le conseil d'administration pense qu'il est prudent de conserver des liquidités jusqu'à ce que la production revienne à un rythme plus élevé", a justifié l'entreprise dans un communiqué.

Le constructeur Ford, en grande difficulté dans un paysage automobile dominé par les technologies électrique et autonome, a annoncé vendredi avoir remanié sa direction quelques jours après l'annonce de résultats trimestriels décevants avec notamment le départ de son numéro 2, Joe Hinrichs. Le titre reculait de 2,06%.

L'opérateur boursier ICE qui avait, selon des informations de presse, envisagé de racheter la plateforme de commerce en ligne eBay, a annoncé jeudi soir y avoir renoncé. eBay chutait de 3,61% tandis que ICE prenait 4,58%.