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A Wall Street, le Dow Jones accélère sa chute et perd 4%

Des courtiers à Wall Street le 18 mars 2020

New York (AFP) - Wall Street accentuait ses pertes lundi en début de séance, insensible aux nouvelles mesures de la Réserve fédérale face à l'impact du coronavirus et inquiète de l'absence de consensus politique sur un plan de relance économique.

Aux alentours de 16H00 GMT, le Dow Jones plongeait de 4,47%, à 18.336,09 points. Il pourrait terminer la séance à son plus bas depuis novembre 2016.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, baissait de 2,87%, à 6.682,21 points.

L'indice élargi S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises à Wall Street, dégringolait de 4,32%, à 2.205,10 points. S'il se maintenait à ce niveau ou tombait encore plus bas à la clôture, le S&P 500 aurait abandonné tous ses gains depuis l'investiture de Donald Trump en janvier 2017.

Après la pire semaine à Wall Street depuis la crise financière de 2008 achevée vendredi, l'inquiétude des investisseurs semblait se renforcer alors qu'un plan de relance de l'économie américaine n'a toujours pas été adopté.

Démocrates et Républicains n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les détails de ce texte lors d'un vote dimanche soir au Sénat.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a imploré lundi le Congrès d'approuver au plus vite ce texte.

M. Mnuchin a assuré qu'il allait bénéficier aux travailleurs et ne comprenait pas de "plan de sauvetage" pour des entreprises telles que les compagnies aériennes.

"Les marchés surveillent un autre vote procédural au Congrès sur ce plan de relance, qui pourrait avoir lieu plus tard dans la journée", notent les analystes de Charles Schwab.

Les annonces faites lundi matin avant l'ouverture par la Réserve fédérale n'ont pas non plus réussi à tempérer l'anxiété des acteurs du marché.

La Fed a annoncé ne plus fixer de limites à ses achats de bons du Trésor et de titres hypothécaires.

La banque centrale américaine a également lancé un nouveau programme de 300 milliards de dollars d'aides pour "soutenir le flux de crédit aux employeurs, aux consommateurs et aux entreprises".