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Wall Street en baisse, manque encore de souffle pour un rebond

La Bourse de New York évoluait en baisse mardi, toujours privée de souffle après une semaine morose et un week-end prolongé, handicapée par la remontée des taux obligataires et la crise énergétique en Europe.

Vers 14H20 GMT, le Dow Jones perdait 0,63%, l'indice Nasdaq 1,13% et l'indice élargi S&P 500, 0,72%. Wall Street était fermé lundi, jour férié aux Etats-Unis (Labor Day).

Après avoir ouvert en positif, le Nasdaq s'est rapidement essoufflé et menaçait d'enregistrer une septième séance consécutive dans le rouge. Il a rapidement été suivi par les deux autres indices majeurs de Wall Street, également passés en négatif.

Le semblant d'élan amorcé en tout début de session était "essentiellement dû au sentiment que le temps d'un sursaut était venu après une vague de baisses", selon Patrick O'Hare, de Briefing.com.

"Ce n'est pas un vrai rebond, voire même pas un rebond tout court", a jugé Karl Haeling, de la banque LBBW. "L'essentiel de l'attention se porte sur l'Europe et la crise énergétique", a-t-il expliqué.

L'information, relayée par plusieurs médias, selon laquelle la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss prépare un plan de 40 milliards de livres sterling pour soulager la facture énergétique des entreprises a été bien accueillie par les milieux économiques, de même que la réforme structurelle à venir du marché européen de l'électricité promise par l'Union européenne, selon l'analyste.

Mais l'impact de cette crise sur l'économie européenne reste incertain et continue d'inquiéter le marché.

Très peu d'indicateurs macroéconomiques sont attendus cette semaine, qui devrait être rythmée par les réunions de plusieurs banques centrales majeures, principalement la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, la Banque du Canada et la banque centrale d'Australie (RBA).

Plusieurs membres de la Réserve fédérale américaine (Fed) doivent également s'exprimer d'ici à vendredi, notamment le président Jerome Powell jeudi.

Mardi, l'indice ISM de l'activité dans les services aux Etats-Unis pour août est ressorti en hausse, à 56,9%, nettement au-dessus des attentes des économistes, qui tablaient sur 55,5% seulement, un nouveau signal de la robustesse de l'économie américaine, malgré la crainte d'un ralentissement de la demande.

Les investisseurs privilégient de nouveau l'hypothèse d'une hausse de 0,75 point de pourcentage du taux directeur de la Fed lors de sa prochaine réunion, fin septembre, après avoir envisagé la possibilité d'un relèvement d'un demi-point seulement.

Le marché obligataire réagissait au diapason, avec un rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans qui bondissait à 3,32%, contre 3,20% vendredi.

Sans surprise, cette accélération des taux pénalisait le secteur technologique, très dépendant des conditions de financement car il finance sa croissance par emprunt.

Amazon (-1,76%), Alphabet (-1,91%) ou le fabricant de semi-conducteurs AMD (-2,24%) menaient la retraite.

Dans l'ensemble, seules quelques valeurs dites défensives, moins sensibles à la conjoncture, surnageaient, telles Johnson & Johnson (+0,84%), Coca-Cola (+0,58%) ou Merck (+0,22%).

Le véhicule coté Digital World Acquisition Corp (DWAC), qui doit fusionner avec le groupe de médias de Donald Trump, abritant notamment le réseau social Truth Social, décrochait (-17,01% à 20,74 dollars) avant une assemblée générale extraordinaire décisive mardi. DWAC demande à ses actionnaires de repousser d'un an la date limite pour finaliser la fusion, annoncée il y a onze mois.

La chaîne de pharmacies CVS limitait ses pertes (-0,23% à 99,21 dollars), après l'annonce de l'acquisition du réseau de professionnels de santé Signify (+0,45%), spécialisé dans les visites à domicile, pour environ 8 milliards de dollars. L'enseigne cherche à se diversifier et à augmenter son offre de soins.

Les compagnies de gestion et d'acquisition de terrains à potentiel minier ou pétrolier Sitio Royalties (-1,35%) et Brigham Minerals (-2,87%) reculaient après avoir annoncé leur prochaine fusion, qui va donner naissance à un groupe valorisé 4,8 milliards de dollars.

La chaîne d'articles ménagers Bed Bath & Beyond, qui traverse une passe difficile, était malmenée (-15,28% à 7,31 dollars) après le suicide, vendredi, de son directeur financier, Gustavo Arnal, au terme d'une semaine noire pour le groupe.

L'entreprise va fermer 150 magasins, réduire ses effectifs de 20% et emprunter 500 millions de dollars. Elle a déposé un document réglementaire lui permettant de procéder rapidement à une augmentation de capital.

Nasdaq

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