La bourse est fermée

Wall Street évolue de façon divisée la veille des élections au Congrès

La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé lundi, après l'ouverture, à la veille des élections de mi-mandat au Congrès.

Vers 15H00 GMT, l'indice Dow Jones avançait de 0,18%, le Nasdaq, à dominante technologique, baissait de 0,25% et le S&P 500 grappillait 0,03%.

Vendredi, les indices avaient clôturé la séance dans le vert après les chiffres de l'emploi mais fini en baisse sur la semaine.

L'indice Dow Jones avait terminé à 32.403,22 points (+1,26%), le Nasdaq à 10.475,25 points (+1,28%) et le S&P 500 à 3.770,55 points (+1,36%).

"Les élections américaines de mardi vont détourner en partie l'attention des investisseurs qui sont focalisés sur la politique monétaire de la Réserve Fédérale", reconnaissait Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Ces élections vont déterminer l'équilibre des pouvoirs au Congrès. Et, après une campagne acharnée centrée sur l'inflation, les républicains se montrent de plus en plus confiants dans leurs chances de priver Joe Biden de ses majorités au Parlement.

"Les élections de demain pourraient voir un changement du contrôle de l'une ou des deux chambres du Congrès par les partis, ce qui aura probablement un impact sur les dépenses budgétaires à l'avenir", soulignaient les analystes de Wells Fargo.

Or "le consensus est de penser qu'un gouvernement divisé entre la Maison Blanche et le Congrès va conduire à davantage d'impasses politiques et à un ralentissement des programmes du président Joe Biden", ajoutait Art Hogan.

Historiquement, Wall Street a montré une préférence pour un Congrès et une Maison Blanche divisés, car cela bloque l'exécution de lois qui pourraient être défavorables au marché.

- Inflation en ligne de mire -

Sur le front économique, les investisseurs vont surtout guetter l'indice des prix à la consommation CPI jeudi. Les analystes prévoient encore une hausse mensuelle de 0,5% pour octobre après +0,6% le mois d'avant.

La semaine dernière les indices ont conclu sur une perte hebdomadaire, secoués par le ton ferme de la Fed et sa nouvelle hausse des taux de 75 points de base.

En outre, le rapport sur l'emploi pour octobre a montré des chiffres mitigés avec des créations d'emplois ralenties mais encore soutenues à 261.000 tandis que le taux de chômage a légèrement augmenté à 3,7%, surtout à cause d'une baisse de la participation au marché du travail.

A la cote, Apple perdait 1,86% alors que le fabricant des iPhone a reconnu dimanche que ses livraisons de téléphones en Chine seront plus faibles que prévu, à l'approche des fêtes, à cause des restrictions contre le Covid-19 en Chine.

Le groupe taïwanais Foxconn, principal sous-traitant d'Apple, est confronté depuis octobre à une hausse de cas de Covid-19 sur son immense site de Zhengzhou, la plus grande usine d'iPhone au monde. L'entreprise n'a pas précisé l'ampleur de l'impact du confinement sur ses résultats financiers. Elle publiera jeudi ses résultats pour le troisième trimestre.

Meta (Facebook), dont le Wall Street Journal dit qu'il va licencier des milliers de personnes, était salué à Wall Street, gagnant 3,65% à 94 dollars. Le titre du groupe de Mark Zuckerberg a été l'un des plus grands perdants de l'année au sein du S&P 500, lâchant plus de 70% de sa valeur sur douze mois.

Tesla perdait 2,46% alors que son patron Elon Musk est aux prises avec sa refonte du réseau social Twitter, acheté pour 44 milliards de dollars.

Netflix lâchait 2,94% à 253 dollars alors que la concurrence s'avive entre les fournisseurs de programmes qui un à un relèvent leurs prix d'abonnements.

Le voyagiste en ligne Expedia reculait nettement (-4,80%) après une forte hausse vendredi à la suite de la publication de bons résultats au troisième trimestre.

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vmt/eb