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Qui est vraiment Gabriel Attal, le "sniper des mots" d'Emmanuel Macron?

·2 min de lecture

PORTRAIT - A 32 ans, ce fils de bonne famille prend déjà ses aises sur la scène politique. Jouant avec zèle son rôle de soldat de la Macronie comme porte-parole du gouvernement. Et sans penser à 2022, ou presque.

Confortablement installé sur le large canapé gris du salon des Aides de camp à l’Elysée, débriefe avec deux conseillers. Dans l’antichambre du salon Murat où se succèdent, invariablement depuis l’épidémie, les mercredis matin, Conseil de défense et Conseil des ministres, ils préparent son discours pour la conférence de presse. Le porte-parole du gouvernement y distillera les éléments de langage convenus avec le président. Ce 24 mars, le jeune homme de 32 ans, nommé en juillet 2020, s’échauffe, répète. "Les bibliothèques universitaires restent ouvertes car elles sont essentielles." Et se reprend: "Ah non, pas “essentiel”!" Pas question de réveiller le trauma des activités essentielles ou non.

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Inquiet de bien faire

Fin prêt, Gabriel Attal se lève un peu las, ramasse son épais parapheur gravé à son nom en lettres d’or. "Cette conf’, ce n’est pas l’exercice que je préfère", prétend-il. D’autres avant lui ont avoué vomir dans le cabinet de toilettes de la salle de presse juste avant de monter sur scène. Ragaillardi par l’anecdote, Attal s’emballe: "Vous connaissez la série The West Wing? Moi, j’adore! Et j’adorerais ça, une salle pleine, où tout le monde se hèle par son prénom et m’interpelle, plutôt que cette demi-jauge, cet entre-deux un peu mou…" Il s’attend tout de même à être malmené. Quand ce n’est pas la logistique des vaccins, c’est une absurde attestation ou un dîner clandestin… Il a passé le week-end sur les plateaux télé, donné des interviews à la presse régionale, s’est fait rudoyer par Pascal Praud sur Cnews… Se frotter aux critiques, c’est son job. "Vous savez comment certains ont surnommé mon poste? La station d’épuration!" dit-il en éclatant de rire. Il vapote, vite, profond, un rituel. Le voilà dans sa "coulisse", un recoin entre un escalier et le cabinet de toilettes. Face au miroir, il récite, se coiffe. Et entre dans l’arène. Après chacune de ses sorties, toujours inquiet de bien faire, Gabriel Attal interroge: "Alors? J’ai été bon?" Narci[...]

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