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Les vraies raisons du retard français dans la course au vaccin

·2 min de lecture

Baisse des crédits de la recherche, subventions mal ciblées, bureaucratie… Des économistes rattachés à Matignon dénoncent les ratés de la politique tricolore d’aide à l’innovation pharmaceutique. Une explication au décrochage français dans la course au vaccin contre le Covid-19.

Un véritable réquisitoire. En douze pages et une poignée de graphiques, le Conseil d’analyse économique, le groupe d’économistes placé auprès du Premier ministre, étrille la politique française d’aide à l’innovation pharmaceutique. Manque de moyens, mauvais ciblage, lourdeurs administratives et faiblesse des liens universités-entreprises… La note, et signée des économistes Margaret Kyle et Anne Perrot, liste les handicaps de la recherche tricolore qui expliquent son retard dans le secteur des biotechnologies et son décrochage dans la course au vaccin contre le Covid-19. Le 25 janvier, et celui du fleuron tricolore, Sanofi, n’est pas attendu avant fin 2021.

Côté budgétaire d’abord, alors que le coût moyen de développement d’un médicament a triplé en quinze ans, la France a réduit de 28% ses subventions à la recherche et développement en santé depuis 2011. Elle y consacre deux fois moins de crédits que l’Allemagne et est passée derrière le Royaume-Uni, qui a au contraire augmenté son effort de 16%. Après des années de disette, les chercheurs français figurent parmi les plus mal lotis des pays riches avec un salaire moyen qui représente à peine 63% de la rémunération moyenne de leurs collègues des pays de l’OCDE. Pis, ces subsides sont mal répartis. "La France subventionne une quantité d’essais cliniques ayant de faibles garanties scientifiques, pointe Margaret Kyle, professeur à l’Ecole des Mines de Paris, quand l’Allemagne ou le Royaume-Uni se montrent bien plus sélectifs."

Délai record avant la commercialisation d'un médicament

La part des financements qui revient aux PME demeure aussi trop faible, alors que les innovations éclosent de plus en plus dans des start-up à l’heure des biotechnologies. Pour créer son vaccin contre le Covid, et le labo anglais AstraZeneca à des chercheurs d’Oxford? Mais la France peine à favoriser les liens entre "big pharma" et recherche académique. Elle se voit même reléguée au 32e rang du classement de la Banque mondiale sur la coll[...]

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