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Voyage dans une Silicon Valley en crise: San Francisco morose

VOYAGE DANS LA SILICON VALLEY EN CRISE (1/5) - Licenciements massifs, exode des salariés préférant le télétravail, investisseurs plus regardants sur le sérieux des projets entrepreneuriaux: la Silicon Valley est en cure d'amaigrissement après deux décennies d’euphorie... et ça commence par San Francisco. Carnet de voyage.

Lundi 10 octobre.

La carte postale n’a pas changé. A San Francisco, les cable cars grincent et grimpent à l’assaut de pentes vertigineuses, la foule se presse dans les grands magasins entourant Union Square, le soleil se couche sur les poutres couleur rouille du Golden Gate, le détroit emblème de la ville. Pourtant, deux et demi après la pandémie, des signes ténus de transformations égratignent l’image de la Golden city.

Les inégalités semblent avoir explosé. Souffrant de maladies mentales, d’addictions, de pauvreté, souvent des trois fléaux, des « homeless », tristes zombies, hantent partout la ville. Autre signe troublant : San Francisco n’est plus congestionnée par les embouteillages géants qui la paralysaient quotidiennement. Et qui avaient donné des envies d’Hyperloop à Elon Musk, ce nouveau moyen de transport sous terre devant rejoindre Los Angeles à SF. Beaucoup de salariés travaillent désormais de chez eux. D’autres ont quitté la ville. Dans les larges avenues vides de Dogpatch, seuls quelques tramways circulent ce lundi matin.

Cuisine mondialisée et "dog day"

L’un deux nous dépose au siège social d’Uber. Pour loger ses 6000 salariés de la Baie, le géant mondial du VTC a confié à de grands architectes la construction de quatre tours de verre. Six ans de travaux pour un siège social à la démesure de la fulgurante croissance d’Uber. La firme, implantée sur 73 marchés et dans plus de 10000 villes, a retrouvé une forme insolente après un terrible printemps 2020 marqué par l’effondrement de 95% de son chiffre d’affaires.

Deux des quatre tours sont connectées en hauteur par des passerelles transparentes. Gare au vertige. Les bâtiments sont ventilés par de l’air frais, un luxe rare dans des buildings qui se veulent pourtant modernes. Depuis le toit-terrasse couvert de jardins, se découvre une époustouflante vue sur les docks, la Baie et le pont de Bay Bridge.

La visite des gigantesques cantines vaut aussi le coup d’œil. Des chefs et des commis s’activent auto[...]

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