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Volkswagen: la rumeur d'un autre logiciel espion enfle.

(CercleFinance.com) - Véritable 'tsunami' dans le secteur automobile, la tricherie de Volkswagen (Other OTC: VLKAF - actualité) aux Etats-Unis (Shenzhen: 000938.SZ - actualité) , au-delà de ses ramifications et ses conséquences financières, devrait continuer de faire parler d'elle. Les autorités américaines mènent en effet des investigations autour d'un deuxième logiciel espion.

A l'instar du premier, qui concernerait un total de 11 millions de véhicules dans le monde, il manipulerait lui aussi les émissions de gaz à effet de serre des véhicules. La finalité demeure évidemment la même: contourner les dispositions environnementales en vigueur.

L'existence de ce programme, qui serait utilisé lors de la phase de démarrage du système de traitement des rejets polluants, a été révélée par le patron de VW aux États-Unis Michael Horn lui-même durant son audition devant le Congrès américain en fin de semaine dernière.

'Le logiciel en question concerne(rait) néanmoins des moteurs diesel sur des modèles qui ne sont pas encore commercialisés', tempèrent cependant les analystes d'Aurel BGC, qui soulignent en outre que 'la procédure d'homologation d'un moteur diesel 2 litres, dont la mise sur le marché était prévue pour l'an prochain, a été retirée aux Etats-Unis' en attendant les résultats des expertises officielles.

Il s'agirait tout de même d'un nouveau caillou dans la chaussure du constructeur automobile allemand, à l'image considérablement écornée depuis l'éclatement du scandale le mois dernier, et objet d'enquêtes dans de nombreux pays autres que les Etats-Unis, l'Allemagne (où 3,6 millions de véhicules équipés d'un moteur 1,6 litre devraient faire l'objet d'une intervention mécanique en Europe, plus coûteuse donc qu'une simple mise à jour du logiciel), la Corée du Sud, la France et l'Italie pour ne citer qu'eux.

La Chine compte elle aussi enquêter, comme l'a indiqué le ministre de l'Environnement, quand bien même Volkswagen a tenu à faire savoir que ses véhicules commercialisés dans le pays via les joint ventures avec FAM (London: 0LTP.L - actualité) et SAIC (Shanghai: 600848.SS - actualité) ne sont pas équipés de logiciel espion...

Les mauvaises nouvelles n'arrivant pas forcément seules, S&P a abaissé ce jour ses notes de crédit court et long terme sur le constructeur automobile allemand de respectivement 'A-1' à 'A-2' et de 'A' à 'A-'. L'agence de notation a notamment pointé 'des défaillances importantes en matière de direction, de gouvernance et de gestion du risque'. Elle s'attend maintenant à ce que le 'skandal' ait un impact négatif sur les volumes et les prix susceptible de porter atteinte à la croissance de l'activité et à la profitabilité du groupe.

Le titre gagne toutefois encore 1% à environ une heure de la clôture.

(G.D.)


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