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Vivarte: "c’est l’histoire d’une course folle aux profits"

·2 min de lecture

INTERVIEW - La vente de Minelli aux propriétaires de l’enseigne San Marina, annoncée le 29 juin, et celle de Caroll, programmée avant la fin de l’année, scelle le démantèlement du groupe Vivarte qui a employé jusqu’à 22.000 salariés. Jean-Louis Alfred, délégué CFDT pendant un quart de siècle, explique cet immense fiasco.

Challenges- Le démantèlement de Vivarte est terminé alors que les ventes de Minelli et de Caroll sont actées. Quel sentiment vous habite?

Jean-Louis Alfred- Celui d’un immense gâchis et aussi d’abandon de la part des politiques. C’est plus facile de faire des photos devant des bastions industriels qu’une boutique à sauver. Il faut se rappeler que Vivarte était un groupe français, leader européen de l’équipement de la personne avec plus de 5.000 magasins, 24 enseignes de mode comme , Pataugas et Chevignon, et 22.000 salariés. Mais depuis que les fonds créanciers comme Oaktree, Golden Tree, Babson et Alcentra en avaient pris le contrôle, en 2014, je savais que leur objectif était de conduire ce démembrement. Patrick Puy a été nommé à la direction pour cela.

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Comment expliquer un tel fiasco?

Cela remonte à 2004, quand le groupe a été racheté pour 1 milliard d’euros par le fonds d’investissement PAI Partners avec un LBO (Leveraged buy-out) qui repose sur une dette importante. En 2006, il l’a revendu pour 3,5 milliards d’euros à un autre fonds, Charterhouse, avec une dette encore plus énorme. Ça a été une course folle aux profits. Pour payer les frais financiers, qui ont atteint 1 milliard d’euros entre 2006 et 2011, Georges Plassat, notre PDG, s’est mis à ouvrir des magasins à tour de bras qui se faisaient concurrence les uns avec les autres. Mais la crise des subprimes est arrivée en 2011, les ventes de textile ont commencé à reculer. Ça ne s’est plus arrêté. Et comme il fallait rembourser les créanciers, les magasins n’ont pas été entretenus, l’outil informatique est devenu obsolète, le tournant du n’a pas été pris. Ça a coûté la vie à Vivarte.

Pourquoi cet aveuglement du management?

Georges Plassat, avec une partie des managers, avait investi des sommes très importantes lors du deuxième LBO. Mais il a été appelé par Carrefour pour prendre la direction générale en 2012, et il a lâché le groupe Vivarte. A cette époque, on voyait arriver des nouvelles ense[...]

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