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En Irak, le pape et l'ayatollah chiite Al-Sistani s'engagent pour la "paix" après une rencontre historique

franceinfo avec AFP
·1 min de lecture

C'est l'une des rencontres religieuses les plus importantes de l'histoire. Le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques du monde, a été reçu samedi 6 mars pendant près d'une heure à huis clos par le grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité religieuse de quelque 200 millions de chiites à travers le monde. De nationalité iranienne, le grand ayatollah Al-Sistani se pose depuis des décennies en garant de l'indépendance de l'Irak et dirige une école théologique qui prône le retrait des religieux de la politique (ils doivent seulement conseiller), au contraire de l'école de Qom en Iran.

Le pape argentin de 84 ans avait dit venir en Irak en "pèlerin de paix". En retour, Ali Al-Sistani lui a fait part de son engagement pour la "paix" et la "sécurité" des chrétiens d'Irak. La communauté chrétienne du pays, l'une des plus anciennes au monde, s'est réduite comme peau de chagrin depuis vingt ans. Elle est passée de 1,5 million de membres à quelque 400 000, en raison des violences et de la pauvreté, endémiques dans le pays.

"Nous ne pouvons pas nous taire lorsque le terrorisme abuse de la religion"

Après cette rencontre au sommet dans la ville sainte chiite de Najaf, le pape a entamé le point d'orgue spirituel de son voyage : le pèlerinage à Ur, ville natale d'Abraham selon la tradition, dans le sud de l'Irak, pour prier en faveur de la "liberté" et l'"unité", afin de mettre fin aux guerres et au "terrorisme". C'est là, déjà, dans cette plaine désertique, que Jean (...)

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