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Le virus empoisonne la CDU de Merkel

·2 min de lecture

A six mois du départ de la chancelière allemande, la cote d’amour de son parti dégringole.

Avec le cap des 77 000 morts du Covid-19 dépassé début avril et un ministre de la Santé, Jens Spahn, qui met en garde contre « un risque d’implosion du système », l’Allemagne semble per­dre pied. Et sa chancelière avec. Toutes les qualités qui avaient assuré à Angela Merkel un regain de popularité en début de pandémie, – la modestie, le sens du compromis –, se retournent contre elle. Avec la troisième vague qui grossit, sa pondération impatiente et les éditorialistes recommencent à gloser sur « le mandat de trop » en égrenant les raisons pour lesquelles son parti (la CDU, Union chrétienne-démocrate) pourrait perdre le pouvoir après les législatives de septembre. Fin mars, un sondage a sonné l’alarme pour le camp conservateur : en un mois, il a perdu 7 points, pour arriver à 28 % d’intentions de vote. « Une dégringolade inédite depuis les débuts de notre Politbarometer en 1977 », pointe l’institut Forschungsgruppe Wahlen (FGW).

Pourquoi une telle érosion, qui s’est déjà traduite mi-mars par une déculottée sans précédent lors de deux élections régionales ? D’abord parce qu’un scandale éclabousse le parti : plusieurs députés se sont enrichis par la commercialisation de mas­ques et viennent de démissionner. Deuxième raison : la gestion poussive de la vaccination. Les réseaux sociaux raillent un gouvernement coupable d’« Impfchaos » (bazar vaccinal). Au classement New York Times-Oxford University sur la part de la population immunisée, l’Allemagne arrive 38e, après l’Espagne, l’Italie et la France.

Dernière raison : chaque Land s’orga­nise à sa guise, si bien que Berlin a vacciné d’abord ses retraités, quand, à Cologne, c’était les pompiers et policiers. Le fédéralisme a amplifié l’impression de désordre, tant Merkel est prudente, et tant, à six mois des élections, certains patrons de régions ruent dans les brancards, notamment Armin Laschet, élu chef de la CDU en janvier… En attendant, Merkel reste la personnalité politique préférée de nos voisins, position qu’en quatre[...]

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