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Virginie Efira, prête à tout pour son fils dans « Rien à perdre » présenté au Festival de Cannes

Virginie Efira joue une mère combative dans « Rien à perdre ».
Virginie Efira joue une mère combative dans « Rien à perdre ».

CINEMA - La mère parfaite n’existe pas et Virginie Efira excelle à le rappeler dans ses rôles. Après 20 ans d’écart et Victoria, l’actrice belge joue de nouveau une mère célibataire déboussolée dans Rien à perdre, présenté au Festival de Cannes dans la sélection Un Certain Regard. Le premier long-métrage de la réalisatrice Delphine Deloget, qui sortira en novembre prochain, est un drame touchant sur une famille divisée.

Sylvie s’occupe seule de ses deux enfants, Sofiane et Jean-Jacques, et travaille la nuit dans un bar. Un soir, le plus jeune se brûle au second degré en voulant faire des frites alors qu’il est seul sans surveillance dans l’appartement. Un signalement est fait à l’aide sociale à l’enfance (l’ASE) et du jour au lendemain, Sofiane est placé en foyer.

La femme jouée par Virginie Efira entame alors un long combat pour récupérer son fils mais elle va se heurter aux procédures administratives et judiciaires. Sa détermination et sa colère contre le système vont peu à peu lui faire perdre pied et donner raison aux inspecteurs qui la jugent instable.

Virginie Efira montre une palette d’émotions

L’actrice est touchante dans ce rôle de mère un peu à la ramasse dans sa vie, mais toujours présente pour ses enfants. Son amour pour ses fils est indéniable, même si les services sociaux n’ont pas eu l’occasion de le voir. Les scènes de visite supervisée pour voir Sofiane dans son foyer sont, à ce titre, pleines d’émotion.

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Sylvie est très complice avec son adolescent, joué par le jeune acteur Félix Lefebvre qui avait été révélé dans Été 85. Même lorsque tout va mal, elle reste présente pour lui fait répéter sa partition de trompette encore et encore, comme pour ramener un peu de normalité et de musique dans le chaos de leur vie.

Félix Lefebvre, Alexis Tonetti et Virginie Efira forment une famille soudée qui va voir sa vie bouleversée.
Félix Lefebvre, Alexis Tonetti et Virginie Efira forment une famille soudée qui va voir sa vie bouleversée.

La détermination de cette mère est contagieuse au point que lorsqu’elle blesse physiquement Madame Henry, la responsable du placement de Sofiane, toute la salle a applaudi comme une revanche partagée.

Mais Virginie Efira montre aussi toutes les failles de Sylvie : sa difficulté à canaliser ses émotions, sa mauvaise foi et son incapacité à écouter les autres. Ce n’est ni une sainte, ni une mauvaise personne, mais quelque chose entre les deux. Delphine Deloget s’est inspirée de son expérience dans le documentaire pour créer un personnage complet et complexe.

Un film sans gentil ni méchant

Avant la projection, le directeur du Festival de Cannes Thierry Frémaux a accueilli la réalisatrice et le casting sur scène. Au moment de présenter India Hair, qui interprète Madame Henry, il a dit au public que même si l’actrice « joue la méchante dans le film, elle est gentille dans la vraie vie ».

Et Virginie Efira a blagué sur le fait qu’au contraire, elle joue la gentille du film mais n’est pas sympa hors des caméras. C’est pourtant l’absence de vrais gentils et de méchants qui rend Rien à perdre intéressant. On a de l’empathie pour Sylvie et on a envie de se battre avec elle pour son fils et de crier à l’injustice.

Mais certains de ses comportements sont difficilement excusables et on finit par penser que l’ASE a peut-être bien fait de placer son fils. Et puis une autre injustice arrive ou Madame Henry fait une réflexion de trop, et on est de nouveau du côté de Virginie Efira.

La fin est à l’image du film : ambivalente. Il est impossible de donner tort ou raison au choix de Sylvie et on se dit qu’au bout du compte, il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise solution. Juste l’amour d’une mère qui n’a plus rien à perdre.

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