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Violences policières: Gérald Darmanin défend ses troupes à l'Assemblée nationale

·2 min de lecture

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin était auditionné ce lundi 30 novembre par la commission des lois de l'Assemblée nationale, après une série de violences policières qui ont marqué l'opinion publique.

« Je ne partage pas le fait qu'il y ait un divorce entre la police et sa population. Il n'y a pas à renouer, ce fil n'a jamais été perdu, mais il y a à faire comprendre les difficultés que vivent les policiers et à comprendre aussi comment la population souhaite aujourd'hui l'exercice de la force légitime », a déclaré le ministre de l'Intérieur devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.

Réaffirmant que les actes commis par les policiers mis en cause dans le passage à tabac du producteur de musique Michel Zecler étaient « inqualifiables », Gérald Darmanin a estimé que « les individualités ne sont pas un tout », en prévenant qu'il « ne supporterait pas qu'on porte atteinte à l'institution de la police et de la gendarmerie ».

Il faut « donner à la police de la République, à la gendarmerie nationale, les moyens de l'exemplarité qu'on exige d'eux », a dit le ministre lors de cette audition, avant d'énumérer selon lui les « sept péchés capitaux » qui pèsent sur les forces de l'ordre.

Les « sept péchés capitaux » de la police selon Darmanin

Premier péché à ses yeux, « le peu de formation que nous offrons à nos policiers ». Pour y remédier « j'ai proposé au président de la République cet après-midi, une formation initiale plus importante », a dit Gérald Darmanin. Deuxième péché, selon le ministre : « le fait qu'il n'y a pas assez de chefs ». Il faut « recréer un corps intermédiaire d'encadrement plus nombreux auprès des policiers et des policiers et des gendarmes sur le terrain », a-t-il argumenté.

Viennent ensuite les problèmes de « matériel » et des « images », a dit le ministre, en réaffirmant l'intérêt des caméras piétons, qui seront généralisées le 1er juillet, comme il l'avait annoncé. Cinquième péché : la question des inspections. Le ministre a estimé que si réforme de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) il y a à faire, il faudrait que les préconisations de l'IGPN en matière de sanctions administratives soient suivies par le ministre.

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Gérald Darmanin a fait valoir que si l'IGPN était « aussi mauvaise » que certains le disent ,« le procureur de la République de Paris ne l'aurait pas saisie » de l'enquête sur les violences dont a été victime Michel Zecler. Enfin, pour renforcer le lien entre la police et la population, le ministre a préconisé de porter à 30 000 le nombre de policiers membres de la réserve, soit le même niveau que la réserve de la gendarmerie.

(Avec AFP)