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Violences policières aux États-Unis: qu'est ce que "the talk", terme débattu par Trump et Biden

Hugo Septier
·3 min de lecture
Kristen Welker lors du débat du 22 octobre 2020 - Brendan Smialowski / AFP
Kristen Welker lors du débat du 22 octobre 2020 - Brendan Smialowski / AFP

Covid-19, corruption, ingérence étrangère... Au cours de l'ultime débat qui opposait Donald Trump à son adversaire démocrate Joe Biden avant l'élection présidentielle américaine, de nombreux thèmes ont été abordés. Un sujet en particulier, qui cristallise les tensions outre-Atlantique, était particulièrement attendu lors de ce face-à-face: celui de la question raciale aux États-Unis.

C'est d'ailleurs l'ancien vice-président de Barack Obama qui s'est le plus engagé sur la question, affirmant qu'il existait bel et bien "un racisme institutionnel" aux États-Unis et que "nous devrions être à la hauteur de nos principes".

Les contrôles de police pointés du doigt

Quelques minutes plus tôt, la modératrice du débat, la journaliste de NBC Kristen Welker, avait introduit le sujet en interrogeant les deux candidats sur "the talk".

Terme méconnu en France, il s'agit selon le New York Times d'"une conversation" que les parents Afro-américains doivent avoir avec leurs enfants afin de leur apprendre comment bien se comporter lors d'un contrôle de police. Selon le média américain, cette pratique se serait propagée ces derniers mois et la multiplication des violences policières, qui ont entre autres causé la mort de George Floyd le 25 mai dernier.

Le terme a pris de plus en plus d'importance dans le pays, au point, de manière plus globale, qu'il serait devenu une sorte de rite de passage chez les enfants afro-américains avant leur passage à l'âge adulte. Il est également évoqué sur le site de l'Unicef.

"'Oui monsieur', 'non monsieur'"

A ce sujet, Joe Biden estime qu'il existe un vrai déséquilibre aux États-Unis. "Je n'ai jamais eu à dire à ma fille, si elle est arrêtée en voiture, de bien garder ses mains sur le volant ou de ne pas fouiller dans sa boite à gants au risque de se faire tirer dessus."

"Pour des parents noirs, peu importe s'ils sont pauvres ou riches, ils doivent mettre en garde leurs enfants. Quand tu marches dans la rue, ne mets pas de sweat à capuche, si tu es arrêté, réponds simplement 'oui monsieur', 'non monsieur', et garde les mains sur le volant."

Trump, racisme et Abraham Lincoln

Sur ce terme de "talk", Donald Trump a affirmé "comprendre" la gravité de la situation, avant de rapidement embrayer sur une loi de 1994, promue par Joe Biden, qui a multiplié l'incarcération des Afro-américains dans plusieurs États.

De manière générale, Donald Trump est resté plus évasif sur le sujet des tensions raciales. Selon ses propres propos, il est "la personne la moins raciste du monde" et assure être l'un des présidents ayant le plus oeuvré au bien-être des Afro-américains "à l'exception d'Abraham Lincoln".

"J'ai mis en œuvre des réformes de justice pénale, des réformes dans les prisons, j'ai pris soin des personnes noires dans les universités et les écoles... Je suis la personne la moins raciste", a-t-il encore argumenté.

A cette affirmation, Joe Biden a repris l'actuel locataire de la Maison Blanche de volée.

"Abraham Lincoln était le moins raciste. Lui est le plus raciste, il a avivé les tensions, il a parlé des violeurs mexicains, il a calomnié les musulmans, les Iraniens, il a calomnié tout le monde."

Article original publié sur BFMTV.com