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"La violence politique efface toute sensibilité" : les leçons du film Close par Lukas Dhont et Niobe Way

a24films

Primé à Cannes et en lice pour les oscars, Close de Lukas Dhont montre comment la société plonge les garçons dans la compétition et la solitude, les condamnant à abandonner toute part de sensibilité. Entretien exclusif avec le jeune réalisateur belge et la psychologue américaine qui l'a inspiré : Niobe Way, professeur à la New York University.

Il est en lice pour les Oscars et a déjà été couronné deux fois à Cannes, d’abord Caméra d’Or pour son premier long métrage, Girl, en 2018, puis Grand prix 2022 pour son deuxième, Close, l’histoire poignante d’une amitié fusionnelle qui ne résiste pas au passage à l’adolescence, sorti en salles en France le 1er novembre, et doté d’une note de 91% sur Rotten Tomatoes, le site de référence des cinéphiles (bande annonce).

Son réalisateur, le jeune belge Lukas Dhont, 31 ans, a accordé une interview à Challenges avec celle qui lui a inspiré l’histoire, la professeur de psychologie Niobe Way, titulaire d’une chaire à la New York University. Leur message : Close a un contenu universel, essentiel en ces temps de polarisation, de guerre et de violence. Entretien croisé exclusif.

Challenges - Lukas Dhont, quelle est la genèse de ce film ?

Lukas Dhont - Après le tourbillon international autour de Girl, j’avais beaucoup de pression pour mon deuxième long métrage. Mon premier film évoquait la féminité. Je voulais traiter dans le suivant la masculinité. Mais j’ignorais encore comment. Je suis rentré dans mon village en Belgique, me suis assis devant mon bureau et une page blanche, très intimidante. J’avais en tête un mot : "amitié". Mais sans trop savoir par quel bout le prendre.

Je souhaitais toutefois montrer une grande et pure amitié entre pré-adolescents, ce que l’on voit rarement au cinéma. Je me suis remémoré mon enfance, suis retourné dans mon école, ai lu beaucoup sur Internet, jusqu’à ce qu’un article du professeur Way me frappe. Elle avait publié un ouvrage "Deep secrets"* qui entrait totalement en résonance avec ce que j’avais vécu et que je pensais singulier: la force des amitiés enfantines.

Son étude, menée avec 150 jeunes Américains, interrogés en début et en fin d’adolescence, montre combien la société conditionne les garçons à abandonner leur part sensible, féminine, pour basculer dans un monde où domine la force, la compétition, la solitude. J’ai commandé et [...]

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