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Vins de Bordeaux : les volumes 2017 dégringolent de 40 %

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C'est un - gros - coup dur pour les viticulteurs bordelais, chiffré hier jeudi par le président du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), Allan Sichel, et son vice-président Bernard Farges à l'occasion du bilan des vendanges 2017. La récolte 2017 est d'ores et déjà estimée en baisse de 40 à 50 % par rapport à l'an dernier. Les volumes 2016 ont atteint 5,77 millions d'hectolitres pour une valeur de 4 milliards d'euros. Pour 2017, il faudra attendre les déclarations de récoltes de fin d'année pour préciser le montant exact des pertes.

Cette baisse des volumes est tout d'abord liée aux épisodes successifs de gel de fin avril dernier. Ils sont survenus au moment de la croissance des raisins. Plus de la moitié du vignoble a été sévèrement touché. De 20 à 100 % selon les propriétés. À cela s'ajoute le fort orage de grêle de fin août. De nombreuses grappes ont été détruites pendant leur maturation alors que les vendanges allaient démarrer.

Dans ces conditions, les ambitions volumétriques ont été revues à la baisse. De 5,3 millions d'hectolitres espérés, le millésime 2017 sera plutôt commercialisé entre 5 et 5,1 millions d'hectolitres.

Des effets lissés sur plusieurs années

"Les effets économiques de la très petite récolte 2017 vont, toutefois et surtout, se faire ressentir en 2018 et 2019. Si nous avons une perte de 50 % de la récolte, nous passons de 750 millions de bouteilles à 375 millions. C'est un gros trou qui va se lisser sur les prochaines années", souligne Allan Sichel.

"Cela correspond à 2 milliards d'euros de chiffre d'affaire à Bordeaux pour 2017 (4 milliards l'an dernier). Il faut savoir que 80 à 90 % irrigue le tissu économique local. Une bonne partie de la main-d'œuvre se fait ici", précise Bernard Farges.

Farges et Sichel, CIVB

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