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"Nos villes vivent à travers les taureaux" : la corrida, une pratique décriée qui rapporte gros

IROZ GAIZKA / AFP

La France insoumise a finalement renoncé à débattre à l'Assemblée nationale de la proposition de la loi visant à abolir la corrida. Un sujet qui suscitait la polémique opposant la défense de la cause animale au levier économique que représente la corrida pour les 56 villes taurines qui en profitent.

Autrefois, le patrimoine culturel immatériel Français l’avait adoptée. Aujourd’hui, la corrida était menacée de disparition dans les 56 villes taurines qui jouissent d’une dérogation à l’article 521-1 du code pénal, sanctionnant tout acte de cruauté envers les animaux. Mais la France insoumise a finalement renoncé ce jeudi 24 novembre à débattre de sa proposition de loi visant à abolir la pratique, et qui a déjà été rejetée en commission le 16 novembre. Le rapporteur du texte, le député Aymeric Caron, a en effet jugé que le débat ne pourrait pas aboutir dans le délai imparti, les discussions devant s'achever à minuit.

La corrida, levier économique des villes taurines

Pourtant, le député apparenté LFI avait bien choisi son prélude. Surplombant la proposition de loi, la chanson de Francis Cabrel interroge : "est-ce que ce monde est sérieux ?". Dans La Corrida, parue en 1994, les mots "râle" ou "tombe" invitent à la réflexion sur la maltraitance animale. Mais sur les bancs de l’hémicycle, cette question aurait ben pu se faire plus petite, et laisser la place à des arguments financiers qui auraient pesé lourd dans les débats. Car pour les villes taurines, qui accueillent aux alentours de 150 spectacles de corridas dans l’année, pas question de se débarrasser de ce levier économique.

À Nîmes, où deux grandes férias sont organisées chaque année, ce sont 60 millions d’euros qui viennent renflouer annuellement les caisses de la ville, majoritairement par le biais du tourisme, alors que la ville gardoise ne débourse que 2 millions d’euros pour l’organisation des festivités.

À ces occasions, "les gens affluent de partout en Europe", décrit Frédéric Pastor, adjoint délégué à la tauromachie de la mairie de Nîmes. "Plus d’un million de touristes ont participé aux festivités de la dernière féria de Pentecôte de la ville", avance-t-il. Faisant ainsi profiter le secteur de l'hôtellerie - dans un rayon de 80km – et les commerces alentour.

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