La bourse est fermée

VIDÉO. "Les filatures, l’angoisse, la solitude, c’est réaliste" : un ex-agent de la DGSE décortique "Le Bureau des légendes"

Atelier des modules, Robin Prudent

Le Bureau des légendes est-il une... légende ? Difficile de savoir ce qui relève de la réalité et ce qui sort de l'imaginaire du créateur Éric Rochant en regardant les trois premières saisons de la série sur les services de renseignement français, diffusée sur Canal+. Yves Trotignon, consultant dans un cabinet privé, enseignant à Sciences-Po et surtout ancien agent de la DGSE, démêle le vrai du faux dans son ouvrage Politique du secret (éd. PUF).

Première question : ce fameux "bureau des légendes" existe-t-il vraiment à la DGSE ? "La structure en elle-même, avec ces moyens-là, dans ces locaux-là, à mener ces opérations-là, non, explique Yves Trotignon. Sur l'ensemble de la série, le réalisme, il est sur la compréhension du mécanisme de renseignement : vous infiltrez des gens, vous recrutez des sources, vous les faites trahir, tout le monde joue avec tout le monde…"

James Bond a été remplacé par "Le Bureau des légendes"

Si les intrigues, qui doivent tenir en haleine les téléspectateurs, ne sont pas toujours crédibles selon l'ancien agent, certains petits éléments sont bien réalistes. "Le fait de, par exemple, laisser des petits indices dans une chambre d'hôtel pour voir si elle a été fouillée, on l'a tous fait. On a tous appris à le faire, raconte Yves Trotignon. Le fait d'avoir des coups de panique en passant une frontière, en se disant : 'pourvu que ça se passe bien'. (...)

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