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De la viande de jeune bovin dans l'assiette des écoliers: l'appel du ministre de l'Agriculture

Myriam LEMETAYER
·2 min de lecture

Ni veau, ni boeuf, la viande de jeune bovin est trop peu consommée en France, regrette le ministre français de l'Agriculture: il appelle jeudi les gestionnaires de cantines scolaires à en commander pour soutenir les éleveurs bovins "en souffrance" et réduire leur dépendance à l'export.

"J'en appelle aux élus locaux pour faire le pari de cette viande de qualité et avoir le réflexe jeune bovin au moment où les menus des cantines sont établis", a déclaré le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie dans un entretien avec l'AFP.

En France, on mange plus volontiers du veau et des pièces de viande provenant de femelles, réputées plus tendres, que celle des jeunes bovins - des mâles âgés de 12 à 24 mois, dont la moitié de la production est exportée, vers l'Italie en premier lieu.

"Peu grasse", "c'est une viande particulièrement adaptée à nos enfants, à nos adolescents", plaide notamment Julien Denormandie, qui note qu'on la trouve "dans beaucoup de cantines en Europe, mais pas chez nous".

Et il est "beaucoup plus rapide de changer nos habitudes dans les plats que nous servons dans les cantines que de changer l'habitude de 66 millions de consommateurs", fait-il valoir, alors que le marché de l'exportation de certaines viandes a été bouleversé par la crise du Covid-19.

Le ministre de l'Agriculture est pressé de trouver de nouveaux débouchés, en France, pour les producteurs bovins qui dénoncent des prix d'achat de leurs animaux inférieurs aux coûts de production et des revenus encore affaiblis par la crise en 2020.

Dans son appel, le ministre s'adresse tout particulièrement aux élus des régions ayant une tradition d'élevage de races à viande (Charolaise, Limousine...) dans un vaste périmètre "autour du Massif central". Pour s'approvisionner en jeune bovin produit localement et "faire vivre nos territoires".

La restauration scolaire, ce sont 1,2 milliard de repas par an, souligne le ministre, de quoi "lancer une grande dynamique".

myl-str/ngu/ak/sr