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Vente de la pépite française Exxelia: vers une nouvelle affaire Photonis?

A.Pecchi / Dassault Aviation

La vente à l’américain Heico de la pépite électronique Exxelia, qui équipe notamment le Rafale, les sous-marins français, l’A320 et même le F-35, fait des remous. La DGA assure refaire le tour des investisseurs français pour tenter de trouver une solution tricolore.

Tiendrait-on la nouvelle affaire Photonis? La vente de la pépite électronique française Exxelia, en cours de rachat par l’américain Heico pour 453 millions d’euros, crée des remous dans le microcosme français de la défense. Le terrain, est, de fait, assez glissant. Exxelia, basé à Paris, est un fournisseur important de plusieurs programmes clés de la défense et de l’aéronautique française: il fournit des pièces pour les nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque français Barracuda, mais aussi pour le Rafale, les lanceurs Ariane 5 et 6, l’A320neo, et la gamme de jets d’affaires Falcon de Dassault. Cet industriel de 2.100 salariés, issus de la fusion de cinq spécialistes de l’électronique, est aussi très performant à l’export. Ses systèmes sont présents sur le chasseur F-35 de Lockheed Martin, les missiles Patriot, et quasiment toute la gamme de Boeing (737, 777, 787).

Même si Exxelia est détenu par un fonds britannique, IK, depuis 2014, le rachat de l’industriel par un groupe américain fait donc tiquer plus d’un observateur. Interpellé mercredi 5 septembre par le député Nupes Aurélien Saintoul, le nouveau délégué général pour l’armement (DGA) Emmanuel Chiva, lors d’une audition commune avec le ministre des Armées Sébastien Lecornu et tous les chefs d’état-major, a résumé la situation. "Lors de la mise en vente, un tour d’horizon a été réalisé, il se trouve que les offres françaises n’étaient pas à la hauteur, a indiqué le DGA. Aujourd’hui, la situation est la suivante: les négociations sont toujours en cours. Nous refaisons un tour d’horizon pour solliciter à nouveau un certain nombre d’investisseurs français. Donc de deux choses l’une: soit nous arrivons à trouver des repreneurs qui feront des offres à la hauteur de cette société, soit nous irons vers un repreneur qui se trouve être un repreneur étranger."

Veto de Bercy peu probable

Le spectre d’un veto du gouvernement, comme dans le cas du champion de la vision nocturne Photonis, semble écarté. Le groupe Heico, a as[...]

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