Marchés français ouverture 3 h 14 min
  • Dow Jones

    30 932,37
    -469,63 (-1,50 %)
     
  • Nasdaq

    13 192,35
    +72,95 (+0,56 %)
     
  • Nikkei 225

    29 577,47
    +611,46 (+2,11 %)
     
  • EUR/USD

    1,2079
    -0,0009 (-0,07 %)
     
  • HANG SENG

    29 328,38
    +348,17 (+1,20 %)
     
  • BTC-EUR

    38 255,88
    +893,95 (+2,39 %)
     
  • CMC Crypto 200

    923,17
    -9,97 (-1,07 %)
     
  • S&P 500

    3 811,15
    -18,19 (-0,48 %)
     

Vente d'Universal: la maestria de Vincent Bolloré

·2 min de lecture

EDITO - Un an jour pour jour avant sa soi-disant retraite, Vincent Bolloré démontre son art des opérations financières. Seul Bernard Arnault a fait mieux.

Les proches de n’y croient pas. Mais dans exactement un an, le 17 février 2022, date du 200e anniversaire de la fondation de l’entreprise familiale, il a promis . L’entrepreneur sera alors dans sa 70e année – il est né un 1er avril, le jour des "innocents" en espagnol – et on ne voit pas très bien ce qui l’arrêterait d’exercer cette infatigable capacité à entreprendre, sans limite, sans tabou, et sans trop d’égard pour les "parties prenantes", comme on dit aujourd’hui.

L’opération promise le 13 février par le premier actionnaire de Vivendi (27 % du capital) est un modèle du genre. En annonçant, la pépite de Vivendi, ce samedi de Carnaval, il a fait danser les compteurs : celui des actionnaires de Vivendi, avec une progression de 20 % du titre à la réouverture du marché ; et le sien propre, puisque cette opération lui permet de faire progresser lestimation de sa fortune de près de trois milliards en un jour, grâce notamment aux actions Universal qu’il récupérera. Il est en effet peu probable que la capitalisation de Vivendi perde tout d'un coup 18 milliards d'euros le jour où l'entreprise cédera 60 % du capital d'Universal Music Group à ses actionnaires.

Coup de baguette magique

Dans la série des plus belles manœuvres financières, il n’y a guère que Bernard Arnault qui ait fait mieux : l’écrasement il y a quatre ans de la holding Christian Dior dans le schéma de contrôle de LVMH s’était en effet soldé par une progression de ses actifs de 6 milliards avec ce seul coup de baguette magique. Pas étonnant que les deux tycoons s’estiment, et qu’ils aient promis, après l’irruption du second au capital de Lagardère alors que le premier convoitait les restes de l’empire, de le dépecer en toute amitié.

Il ne faudrait pas que de tels chiffres tombent en de mauvaises mains. Car la France des bobos, horrifiée par la dérive droitière de CNews, la chaîne d’information de , n’aime pas beaucoup l’argent. Il est pourtant un indicateur de réussite, et l’habileté financière ne nuit [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi