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La vente d’une partie de son activité au Brésil va-t-elle sauver Casino de ses dettes?

ERIC PIERMONT / AFP

Casino a annoncé envisager vendre une participation de sa filiale brésilienne Assaï pour environ 500 millions de dollars. Un moyen d’accélérer son désendettement. Les experts du secteur ne sont pas pour autant sereins, et s’inquiètent de la santé financière du groupe.

Quand on évoque le pouvoir d’achat, Jean-Luc Farfal, délégué CFDT du groupe Casino, a de l’amertume dans la voix: “On parle beaucoup hausses de salaires en France, mais pour nous, aujourd’hui, l’inquiétude, c’est notre entreprise. On ne sait pas de quoi demain sera fait.” Colère des banquiers créanciers selon BFM Business, départ de la moitié du comité exécutif en un an, dégradation de la note de la dette par Standard & Poor’s… Depuis plusieurs mois, le groupe Casino, endetté, voit l’étau financier se resserrer autour de lui au point qu’un expert du secteur lâche: “S’ils passent Noël, je serai surpris”.

Alors, l’annonce de la possible vente de 500 millions de dollars d’actifs au sein du brésilien Assaï, ce 27 octobre, a tout d’une bonne nouvelle pour lui : la vente devrait lui permettre de garantir ses engagements auprès de ses créanciers au mois de mars prochain. Le but? “Accélérer le désendettement”, selon le groupe –dans un communiqué– qui s’estime serein dans son processus de réduction de la dette. Le marché a réagi positivement à l'annonce: en chute libre depuis septembre, l'action Casino a marqué, ce 27 octobre, l'une des plus belles hausses de la bourse de Paris, en hausse de plus de 15%. “Assaï est leur seul actif liquide et qui a de la valeur, modère Clément Genelot, analyste financier à Bryan Garnier & Co. Ils gagnent un peu de temps mais rien n’est résolu”.

“Le groupe, de manière structurelle, brûle de l’argent”

La dérive financière du groupe a commencé au milieu des années 2010. A cette date, Carson Block, investisseur américain, habitué à jouer les oiseaux de mauvais augure avec sa société Muddy Waters, se met à alerter sur les dettes du groupe. Depuis 1992, Jean-Charles Naouri, PDG et maestro financier, avait en effet construit la mécanique de Casino sur deux jambes: les dettes et la croissance. Mais dans un marché arrivé à maturité, la machine s’est enrayée.

La dette nette du groupe, de 2,7 milliards d’euros fin 2018, est passée à 5,9 milliards fin 20[...]

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