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Vendredi noir en Bourse pour EDF, après une série de mauvaises nouvelles

·4 min de lecture
Logo d'EDF à la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, le 17 décembre 2021 (AFP/SEBASTIEN BOZON) (SEBASTIEN BOZON)

Problèmes de corrosions qui s'étendent, retards à Flamanville, obligation de vente d'électricité à perte à ses concurrents: EDF enchaîne les difficultés cette semaine et voit vendredi son cours en Bourse plonger, au moment où le gouvernement compte pourtant plus que jamais sur le champion national.

A la mi-journée, le titre perdait plus de 16%. La réaction est "assez violente, mais on pouvait s'y attendre", a commenté Nicolas Bouthors, analyste chez Alphavalue, auprès de l'AFP.

Mis à contribution par le gouvernement pour contenir la hausse des tarifs de l'électricité à 4% cette année, EDF va devoir vendre plus d' électricité nucléaire à bas prix à ses concurrents.

Le volume de cette électricité vendue à un prix fixe - dans le cadre du mécanisme baptisé Arenh ("accés régulé à l'électricité nucléaire historique") - va ainsi être remonté de 20 térawattheures (TWh) à 120 TWh, soit plus d'un tiers de la production française d'EDF.

En échange, le prix versé à EDF sera marginalement relevé de 42 à 46,2 euros le MWh, bien loin des prix du marché, qui culminent plutôt autour de 250 euros. La facture sera salée pour EDF: entre 7,7 et 8,4 milliards d'euros en terme d'impact sur son excédent brut d'exploitation.

L'électricien a déjà vendu une bonne partie de sa production 2022 à l'avance et va donc devoir aller chercher cette électricité sur le marché pour la revendre à perte...

"L'opération n'est clairement pas bonne pour EDF", remarque Nicolas Goldberg, du cabinet Colombus Consulting.

C'est "une nouvelle étape de la spoliation d’EDF au profit de la concurrence", pour la CGT, qui accuse le gouvernement de "tuer EDF".

Mais c'était le "seul levier à disposition du gouvernement qui est dans une démarche politique à l'approche des élections", note Nicolas Bouthors. La promesse de bouclier tarifaire avait été annoncée par le Premier ministre Jean Castex quand les tarifs de gros étaient bien inférieurs, fin septembre.

- Une nouvelle "alarmante" -

Deuxième mauvaise nouvelle pour EDF: le prolongement de la durée d'arrêt de cinq des 56 réacteurs de son parc nucléaire français. Le groupe a donc revu à la baisse sa prévision de production nucléaire pour 2022, à 300/330 TWh, contre 330/360 TWh précédemment.

Aujourd'hui, dix de ces réacteurs sont à l'arrêt pour maintenance ou autre, ce qui représente 20% de la capacité de production nucléaire française. D'autres fermetures de centrales, en plein hiver quand la consommation électrique est forte, risqueraient de perturber l'alimentation électrique du pays, voire de créer des coupures de courant.

Un réacteur de la centrale de Penly (Seine-Maritime) est désormais également concerné par un problème de corrosion sur un système de sécurité déjà détecté ou soupçonné sur quatre autres réacteurs EDF actuellement à l'arrêt.

Une nouvelle d'autant "plus alarmante que Penly est conçu différemment" des réacteurs jusqu'ici touchés et que "les problèmes de corrosion ne semblent pas seulement attribuables à un certain type de réacteur", selon M. Bouthors.

EDF passe en revue jusqu'à la fin du mois l'ensemble du parc nucléaire français à la recherche de nouveaux problèmes, sur une base documentaire. Faudra-t-il arrêter des réacteurs supplémentaires si l'on trouve quelque chose? Sans l'exclure, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ne se prononce pas encore.

"Des contrôles pourront être faits, peut-être au fil de l'eau de l'arrêt normal des réacteurs, mais peut-être qu'un certain nombre d'entre eux devront être réalisés de manière anticipée", a dit Julien Collet, son directeur général adjoint.

Pour faire passer la pilule des efforts demandés à EDF, dont l'Etat possède près de 84%, le gouvernement par ailleurs met en avant les futures commandes d'EPR promises par le président Emmanuel Macron. Ce dernier avait annoncé en novembre la construction de nouveaux réacteurs, sans toutefois donner le moindre détail depuis.

"Nous lançons un nouveau programme qui donne des perspectives de développement considérables pour EDF", a souligné Bruno Le Maire.

Mais les nouvelles venant cette semaine du seul EPR actuellement en construction, celui de Flamanville (Manche), n'étaient pas encourageantes: le chargement du combustible a été une nouvelle fois repoussé de fin 2022 au second trimestre 2023, pour une facture encore alourdie de 300 millions d'euros.

jvi-mdz/jmi/ico/eb

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