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Les vendanges précoces laissent augurer un excellent millésime à Bordeaux

AFP - GEORGES GOBET

Les raisins sont moins gros mais concentrés en sucres, laissant présager des volumes moins importants mais une excellente qualité pour le millésime 2022.

Sur la table de tri du Château Carbonnieux, grand cru classé de Graves, les grappes de sauvignon blanc aux reflets dorés défilent sous le regard acéré d'un saisonnier: dans le Bordelais, les fruits gorgés de soleil annoncent un millésime 2022 prometteur.

Le domaine viticole, installé en AOC Pessac-Léognan, aux portes de Bordeaux, est l'un des premiers de la région à avoir sorti les sécateurs.

En raison de la sécheresse et des épisodes successifs de canicule, les baies, 30% à 40% plus petites que d'habitude, se sont vite gorgées en sucre, avec 13,5 degrés d'alcool potentiel sur les premières parcelles récoltées.

"Il y a quelques raisins confits par le soleil mais les grappes sont compactes, vraiment magnifiques, étonnamment dorées, c'est le rêve si l'on passe à côté des orages dévastateurs", se réjouit Andréa Perrin, maître de chai et quatrième génération de cette famille à la tête de ce célèbre château produisant du vin depuis plus de sept siècles.

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A cause de la sécheresse, "il y aura un petit manque à gagner, moins de volume, donc moins de bouteilles, mais par rapport aux conditions météo que nous subissons, c'est un millésime assez inespéré pour l'instant", estime-t-il.

"Les équilibres sucre-acidité sur les parcelles sont très bons. C'est agréable à déguster", abonde, "confiant", son père Eric Perrin, l'un des copropriétaires du château de 42 hectares, qui produit 40% en blancs et 60% en rouges.

Ici, la vigne a échappé au gel, survenu avant l'arrivée des premiers bourgeons, à la grêle et au mildiou, ce champignon dévastateur qui ne s'est pas développé à la faveur d'un printemps chaud et sec.

Malgré la sécheresse, la plante n'a pas connu de phénomène de blocage, gardant son vert vif.

"Grâce aux méthodes culturales, le feuillage n'a pas jauni car le système racinaire est allé puiser l'eau en profondeur", explique Eric Perrin, rassuré par "la précocité végétative pour la maturité de ses raisins" qui permettra de récolter les merlots début septembre pui[...]

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