La bourse ferme dans 4 min
  • CAC 40

    6 653,80
    -6,79 (-0,10 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 923,53
    +2,63 (+0,07 %)
     
  • Dow Jones

    33 776,68
    +178,76 (+0,53 %)
     
  • EUR/USD

    1,0550
    +0,0035 (+0,34 %)
     
  • Gold future

    1 799,40
    +1,40 (+0,08 %)
     
  • BTC-EUR

    16 048,27
    -14,52 (-0,09 %)
     
  • CMC Crypto 200

    398,33
    +3,64 (+0,92 %)
     
  • Pétrole WTI

    71,47
    -0,54 (-0,75 %)
     
  • DAX

    14 272,93
    +11,74 (+0,08 %)
     
  • FTSE 100

    7 476,26
    -12,93 (-0,17 %)
     
  • Nasdaq

    11 044,49
    +85,93 (+0,78 %)
     
  • S&P 500

    3 954,83
    +20,91 (+0,53 %)
     
  • Nikkei 225

    27 574,43
    -111,97 (-0,40 %)
     
  • HANG SENG

    19 450,23
    +635,41 (+3,38 %)
     
  • GBP/USD

    1,2220
    +0,0015 (+0,13 %)
     

A la veille de la COP 27, l’ambassadeur pour le climat veut toujours y croire

Bruno Lévy

Avec un monde qui s’oriente vers un réchauffement de 2,5 degrés, loin de l’objectif de l’Accord de Paris, Stéphane Crouzat reconnaît que les nouvelles sur le climat ne sont pas réjouissantes. Mais l’ambassadeur français à Charm el-Cheikh se veut malgré tout optimiste. La réussite de cette 27ème COP reposera en grande partie sur les modalités financières qui y seront décidées. Pour réussir leur transition énergétique, les pays pauvres ont besoin de l’aide des pays riches.

Ces dernières semaines, son esprit oscillait entre l’optimisme et le pessimisme. Mais à la veille de la COP 27 qui débute ce dimanche 6 novembre à Charm el-Cheikh, les tergiversations sont finies. "Je suis déterminé, on est condamné à réussir", dit Stéphane Crouzat. Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique, cet énarque de 58 ans, père de trois enfants et pianiste à ses heures perdues, sera dans la ville côtière égyptienne à la tête de la délégation française. C’est lui qui animera l’équipe interministérielle composée d’une trentaine d’experts venant des ministères des Affaires étrangères, de la Transition énergétique, des Finances, de l’Agriculture mais aussi de l’Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et de l’AFD (Agence française du développement). C’est lui qui accueillera Emmanuel Macron lundi 7 novembre. Depuis une dizaine d’années, les chefs d’Etat débarquent en début de sommet. "A la COP 15 de Copenhague (2009), ils étaient venus à la fin et cela avait été contre-productif car avant leur arrivée personne ne prenait de décisions", note Stéphane Crouzat.

Que peut-on espérer de la COP de Charm el-Cheikh? Deux rapports de l’ONU publiés fin octobre soulignent que le monde se dirige vers un réchauffement "catastrophique" de 2,5 degrés en 2100. Soit très loin de l’objectif de l’Accord de Paris (2 degrés, voire 1,5 degré). Depuis les débuts de l’ère pré-industrielle, 2.500 milliards de tonnes de CO2 ont été émises dont la moitié après 1990. "Pour être dans l’étiage de l’objectif de 1,5 degré, il ne reste plus que 500 milliards de tonnes à exploiter", indique Stéphane Crouzat. Grâce au nucléaire, la France contribue pour seulement 0,74% des émissions mondiales de CO2. Mais comme le souligne Lola Vallejo, directrice du programme climat de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), notre pays est loin d’être exemplaire. "Nous sommes le seul des vingt-sept Etats européens à avoir manqué[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi