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Vaccination: la faute aux tabous français ?

·2 min de lecture

En France, une stratégie vaccinale à l'israélienne aurait provoqué un scandale, car notre vieux pays est perclus de tabous et pétrifié par les peurs.

Imaginez que le jeune et transgressif Emmanuel Macron ait osé organiser une campagne de vaccination audacieuse. Il aurait commandé en masse le vaccin Pfizer, très en amont, et accepté le prix fort. Bousculant au passage la Commission européenne si nécessaire. Il aurait fait installer des vaccinodromes sur tout le territoire, avec l’aide de l’armée. Dans le même temps, il aurait dealé de livrer les données des carnets de santé aux laboratoires pour qu’ils puissent évaluer l’efficacité des vaccins. Demandé à l’Assurance maladie de contacter individuellement les publics visés, par SMS ou par mail. Fermé les frontières… Aujourd’hui, les Français seraient en train de peu à peu reprendre une vie normale grâce à un passeport vaccinal. Et le pays serait proche de l’immunité collective.

Sciences-fiction

Un scénario de sciences-fiction ? Non. C’est ce qu’a fait Israël. Hélas, on nous dit que c’était impossible. En France, une telle stratégie vaccinale aurait provoqué un scandale, car notre vieux pays est perclus de tabous et pétrifié par les peurs. Les laboratoires ? Des pourris, à qui l’on ne peut pas faire confiance. Payer au prix fort aurait provoqué une levée de boucliers. Quant à la simple perspective de leur livrer les données médicales des assurés, cela aurait été une véritable provocation, tant cela aurait contrevenu à un principe cher à notre pays : la protection des données. Quant aux vaccinodromes, le gouvernement avait d’emblée écarté l’idée. Comme les Français les avaient boudés lors de la campagne contre la grippe H1N1 en 2009, cela risquait de braquer les vaccino-sceptiques.

Braqués, donc froussards, bilieux, obtus, les Français ? En réalité, les dirigeants ont une large part de responsabilité. Prenez l’histoire des frontières. Au début de la pandémie, vingt avions en provenance de Chine atterrissaient chaque jour à Roissy, et les autorités françaises expliquaient que, selon la phrase préférée d’Emmanuel Macron, « ce virus n’a pas de passeport » et qu’il serait[...]

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