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La vaccination contre la grippe va-t-elle booster la campagne de rappel contre le Covid?

·3 min de lecture
Le gouvernement espère profiter de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière pour donner un coup d'accélérateur à celle du Covid-19.  (Photo: Milan Markovic via Getty Images)
Le gouvernement espère profiter de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière pour donner un coup d'accélérateur à celle du Covid-19. (Photo: Milan Markovic via Getty Images)

VACCINATION - Faire d’une pierre deux coups. Le gouvernement entend bien profiter de la campagne de vaccination annuelle contre la grippe pour donner un nouveau souffle à celle contre le Covid-19. Dès ce vendredi, une partie des Français peut se faire vacciner gratuitement contre la grippe saisonnière.

Sont éligibles les plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes atteintes de certaines pathologies (asthme, diabète, sida…). Des publics à risque qui font écho à celles visées par la campagne de rappel contre le Covid. “Les mêmes personnes sont à risque de Covid grave et grippe sévère”, a souligné Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, jeudi lors d’une conférence de presse.

“La grippe pourrait être forte cette année”, a lui mis en garde le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce vendredi sur BFMTV, indiquant que “10 millions de doses” sont disponibles au premier jour de la campagne, soit 20% de plus que l’année dernière. La campagne de vaccination de la grippe a d’ailleurs été avancée. Elle était initialement prévue pour le 26 octobre.

Le responsable de la stratégie vaccinale du gouvernement, Alain Fischer, parlait même d’un “risque d’épidémie sévère”, ce vendredi matin sur RTL, rappelant que “la grippe saisonnière peut aussi tuer”. “Il fait froid dehors, c’est plus humide, comme tous les virus respiratoires”, le Covid-19 “circule plus, on s’y attendait”, a également précisé Olivier Véran, confirmant le petit rebond automnal de l’épidémie constaté ces derniers jours.

Un nouveau souffle pour la campagne de rappel

Grippe, bronchiolite ou gastro-entérite, ces épidémies saisonnières ont, encore une fois, grandement été freinées l’année dernière par les confinements successifs et les gestes barrière imposés par la crise du covid. Mais si “le virus de la grippe a très peu circulé, il n’a pas disparu”, a résumé Jérome Salomon jeudi. Et revers de la médaille, l’immunité de la population s’en est retrouvée diminuée.

Il est donc possible - et même encouragé - de recevoir sa troisième dose de vaccin anti-Covid et son vaccin contre la grippe par la même occasion: une piqûre par bras.

Cette opportunité de faire des doses de rappel doit servir à dynamiser d’autant plus la vaccination anti-covid. Olivier Véran expliquait ce matin qu’il “faut booster le rappel de vaccination des personnes âgées et des personnes fragiles” afin d’éviter “de reconnaître des situations comme celles de l’an dernier”.

Depuis le début de la campagne de rappel en France, le 1er septembre, environ 2 millions de personnes ont reçu une troisième dose. Si la cadence s’accélère et s’approche des 100.000 troisièmes injections par jour, ”ça ne suffit pas”, commentait Olivier Véran.

Éviter la submersion épidémique

En France métropolitaine, l’épidémie grippe survient généralement entre novembre et avril. Dans son communiqué publié le 20 octobre, Santé publique Franceindique que “les données publiées montrent déjà une circulation précoce du virus de la bronchiolite et une circulation active du virus de la grippe à Mayotte”.

Interviewé sur France Info le 19 octobre, Pascal Crépey, enseignant-chercheur en épidémiologie à l’École des hautes études de Santé publique à Rennes, expliquait qu’il fallait se méfier d’un “effet de double voire triple épidémie à la fois de Covid-19 mais aussi de grippe ou de bronchiolite”. Une telle situation “emboliserait” notre système de santé.

A voir également sur Le HuffPost: 50 millions de vaccinés: la course de graphique qui montre la progression française

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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