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Comment le vaccin russe Spoutnik V fracture l'Europe

·2 min de lecture

Des démissions en série en Slovaquie, le couple franco-allemand qui se déchire... Le vaccin russe met en lumière le manque d'unité européenne.

Un Premier ministre contraint de quitter le pouvoir en urgence et un tiers du gouvernement décapité. En Slovaquie, la gestion du Spoutnik V fait des étincelles. Coupable d’avoir négocié secrètement, et réceptionné avec force communication, 200.000 doses du désormais célèbre vaccin russe, le fantasque chef du gouvernement slovaque, Igor Matovic, , épilogue d’une tempête politique qui aura fracturé le sommet de cet État membre de l’Union européenne (UE) depuis 2004.

à la crédibilité scientifique reconnue - la revue spécialisée The Lancet le juge efficace à 91,6%-, le Spoutnik V est même venu ces derniers jours troubler la sérénité du couple franco-allemand. Alors qu’Angela Merkel ne cesse de rappeler qu'elle est favorable à ce que l’Allemagne utilise et produise le sérum russe si l’Agence européenne des médicaments (EMA) le valide, Paris se montre beaucoup plus réticent. Le 26 mars, Jean-Yves Le Drian a même qualifié le vaccin qui tire son nom du fameux satellite soviétique, , quand Emmanuel Macron évoquait la veille les "velléités de déstabilisation et d’influence". "Nous ne sommes pas sur la même ligne que les Allemands, confirme un cadre du Quai d’Orsay. Berlin, qui est très dépendant du gaz naturel russe, ne veut pas froisser Moscou et lui tend peut-être trop les bras, notamment sous la pression des régions de l’ex-RDA".

Breton jette un froid à Moscou

Au diapason de la position française, Thierry Breton, le commissaire chargé du volet industriel de la stratégie vaccinale européenne, en déclarant fin mars que l’UE "n’aura pas besoin de Spoutnik V" ni d’un autre vaccin. "Le message n’avait rien d’agressif, il est simplement aujourd’hui plus judicieux de booster la fabrication des vaccins déjà homologués", précise l’entourage de l’ancien patron d’Atos. A ce jour en Europe, a, sans attendre le verdict de l’EMA, déjà administré des doses du vaccin russe à sa population. L'Autriche, qui a annoncé le 31 mars , devrait rapidement lui emboîter le pas.

Concernant la prod[...]

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