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“Va te faire… la dystopie” : pourquoi nous avons besoin de croire en l’avenir

TAZ

Le monde est à l’envers. Un peu comme les lettres imprimées en une de l’édition du 27 octobre de Die Tageszeitung. Alors que la guerre, la crise climatique et la montée de la xénophobie pèsent sur le moral, le journal de gauche allemand prend le contrepied de l’atmosphère ambiante. Il appelle à regarder le monde de manière “pleinement utopique”. Et publie sur sa première page un article intitulé “Va te faire… la dystopie”.

Ce plaidoyer, écrit par la jeune journaliste Alexandra Hilpert, rappelle que les nouvelles générations ont grandi avec l’idée que l’avenir serait forcément pire que le monde actuel, qu’il ne pourrait pas s’améliorer, qu’aucune solution n’était viable.

“Protéger l’environnement ? Ça nuit à l’économie. La justice sociale ? Ça coûte trop cher. Le communisme ? Déjà testé, ça ne marche pas. L’anarchie ? Tu te radicalises ou quoi ? !” Même les films de science-fiction ne dépeignent que des mondes sombres, où les excès du capitalisme triomphent et où la nature est dévastée.

Aucun idéal viable de société

Ce manque de visions et de représentations positives pose problème, analyse la Tageszeitung. Il est beaucoup plus compliqué de se battre pour changer l’ordre établi quand il n’y a aucun idéal de société pour le remplacer.

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Le quotidien berlinois appelle de ses vœux “de profonds bouleversements capables de nous faire avancer”. Des propositions aussi importantes que l’abolition de l’esclavage ou le droit de vote accordé aux femmes. Mais aussi des idées plus fantaisistes ou complètement irréalistes.

“Cela fait partie du brainstorming collectif. Les idées radicales et les changements de paradigme sont la clé du développement social.”

Dans cette optique, le média publie plusieurs articles destinés à celles et ceux qui œuvrent déjà avec idéalisme pour tenter à leur échelle de changer le monde. Il entend ainsi faire fuir les fantômes des prophètes de malheur, qui poussent plus à l’inaction qu’au changement. “Laissez-vous inspirer, conclut le journal. Notre avenir est entre nos mains.”

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