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La vérité sur les serres chauffées pour produire des tomates même en hiver

·2 min de lecture

ENQUÊTE - Progrès technologique permettant de se passer de pesticides pour les uns, aberration énergétique et écologique pour d'autres… que sont vraiment les serres chauffées qui produisent des tomates, parfois même en plein hiver ?

Une bouffée de chaleur. A l'intérieur de cette serre, la température atteint les 24,7°C. Le contraste par rapport aux 13,7°C à l'extérieur est saisissant. A Basse-Goulaine, aux portes de Nantes, le soleil n'est pas timide en cette journée de mi-mars. De quoi apporter de la chaleur à l'intérieur de la serre. Mais les plants de tomates qui y poussent bénéficient aussi du système de chauffage qui court entre les innombrables rangées. Sur 4 hectares et sur plusieurs mètres de hauteur, des tomates rondes ou allongées mûrissent, les premières récoltes ayant débuté autour du 10 mars. Un océan de verdure émaillé de quelques touches de rouge.

"Les serres, c'est un milieu clos, fermé, alors ça peut donner l'impression qu'à l'intérieur, il se passe des choses pas très catholiques", ironise Laurent Bergé, président de l'AOPn Tomates et Concombres de France, en nous accueillant au cœur de l'exploitation (7 hectares de serres au total) qu'il dirige avec son associé. Il est vrai que vus de la route nationale en surplomb, les grands bâtiments tels des blocs posés dans la campagne renvoient plus une image industrielle qu'agricole. Si la filière s'est mise à ouvrir des serres au grand public (des visites interrompues par la crise sanitaire), c'est que ces dernières ont pu être pointées du doigt, notamment celles qui utilisent du chauffage pour produire des tomates dès le mois de mars voire même en plein hiver. La raison? Leur impact environnemental.

Un impact environnemental "5 à 10 fois plus important"

"Entre une tomate produite en hiver [sous serre chauffée, NDLR] et une pomme de terre par exemple, l'impact environnemental est 5 à 10 fois plus important", explique Vincent Colomb, ingénieur Evaluation environnementale à . De quoi faire réfléchir et réagir la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) qui s'est engagée il y a quelques années dans le débat en voyant débarquer des tomates estampillées bio mais produites sous serres chauffées. "Ca nous a paru un non-sens et n[...]

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