La bourse est fermée
  • Dow Jones

    29 258,86
    -424,88 (-1,43 %)
     
  • Nasdaq

    10 743,68
    -307,95 (-2,79 %)
     
  • Nikkei 225

    26 422,05
    +248,07 (+0,95 %)
     
  • EUR/USD

    0,9805
    +0,0066 (+0,68 %)
     
  • HANG SENG

    17 165,87
    -85,01 (-0,49 %)
     
  • BTC-EUR

    19 793,65
    -321,15 (-1,60 %)
     
  • CMC Crypto 200

    443,76
    -2,22 (-0,50 %)
     
  • S&P 500

    3 643,57
    -75,47 (-2,03 %)
     

La vérité sur… le rêve d'un Cloud français

X.-A. Pons/SP

A défaut de nuage souverain, Etat et industriels tricolores ont accouché d'un nuage de confiance… sous contrôle des Gafam. Avec des risques persistants.

Hors du nuage, point de salut? "Sans Cloud, pas de voiture autonome, pas de chaînes de production automatisées, pas de robots dans les blocs opératoires…" Détaillée en novembre dernier, la stratégie du gouvernement sur le sujet donne priorité à l'informatique décentralisée et s'appuie sur un "Cloud de confiance". Quels enjeux de compétitivité et de souveraineté recouvre cette expression? La notion déchaîne déjà les polémiques alors que le ministre de l'Économie a annoncé lundi 12 septembre la création d'un "comité stratégie de filière sur le "numérique de confiance" pour développer "offre française compétitive" dans ce domaine.

Pour comprendre, il faut rembobiner le film. En 2013, l'affaire Prism révèle que les services américains farfouillent allègrement dans les serveurs d'Amazon, Google et Microsoft. La souveraineté des données déboule dans le débat public. En réaction, la France décide d'accompagner deux projets de Cloud souverain, cofinancés par des industriels, Thales et Orange pour l'un, Bull et SFR pour l'autre. Las, en deux ans, les deux tentatives font pschitt. Suit en 2019 une initiative franco-allemande baptisée Gaia-X. Mais "l'Airbus de l'intelligence artificielle" se transforme en un catalogue de normes. Ensuite, les services de Bruno Le Maire au ministère de l'Economie et de Cédric O au secrétariat d'Etat au Numérique, accouchent du Cloud de confiance. L'expression "Cloud souverain" ne réapparaît, le temps d'une campagne présidentielle, que dans le programme de Valérie Pécresse. Son chant du cygne.

Lire aussi

Label aux 250 critères

Si la définition du Cloud souverain était brumeuse, celle de Cloud de confiance est solide: elle s'adosse au label SecNumCloud, une certification délivrée par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Pour l'obtenir, les fournisseurs doivent remplir quelque 250 critères techniques et administratifs: localisation, gouvernance… Chaque étage du "nuage" fait l'objet d'un audit séparé: l'infrastructure, la pl[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi