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La vérité sur le mammouth du logement social

·2 min de lecture

Pactole sous-employé, gouvernance épinglée… La gestion d'Action Logement, qui collecte le « 1 % » auprès des entreprises, est dans le collimateur de Bercy.

Encore une fois, l'Etat a frappé là où cela fait mal, au portefeuille. Lors du vote du budget 2021, cet automne, il a ponctionné 1,3 milliard d'euros dans les caisses bien garnies d'Action Logement, après un premier prélèvement de 500 millions en 2020. C'est le énième épisode d'un bras de fer qui l'oppose au patronat et aux syndicats depuis trente ans. Ces derniers veulent à tout prix garder la main sur le plus gros bailleur social du pays, qui est aussi chargé de collecter le « 1 % logement ». Mais cette manne aiguise les appétits de Bercy, qui se verrait bien transformer le « 1 % » en impôt prélevé par le fisc. Nommée le 1 er décembre, la nouvelle directrice générale, Nadia Bouyer, est sous pression. L'Ancols, le gendarme du logement social, vient de rendre un rapport sévère sur le fonctionnement de ce mammouth, emblématique des dérives bureaucratiques françaises.

Patronat visé

L'histoire du « 1 % » est celle d'une avancée sociale qui a mal tourné. Le dispositif avait été imaginé en 1943 par Albert Prouvost, célèbre industriel nordiste du textile, pour aider les salariés à se loger. Mais cette belle idée n'a pas empêché les scandales de se succéder. Les dizaines de collecteurs répartis sur toute la France ont amassé des pactoles, leur permettant de racheter des organismes HLM à tour de bras. Et certains ont dérapé : frais de gestion délirants, rémunérations abusives, détournement de fonds… Malgré d'innombrables réformes, ces baronnies ont défrayé la chronique judiciaire jusqu'au début des années 2010 avant que le ménage ne soit enfin fait. Une énième restructuration a débouché en janvier 2017 sur la fusion de ces collecteurs au sein de la société Action Logement Services (ALS).

Avec l'argent du « 1 % » désormais ramené à 0,45 % de la masse salariale des entreprises, ALS finance les bailleurs sociaux, accorde des aides aux salariés et leur réserve des logements. Elle doit aussi subventionner l'Agence nationale pour la rénovation urbaine. Ses sociétés immobilières c[...]

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