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La vérité sur… la financiarisation du tournoi des VI Nations

·2 min de lecture

L'arrivée du fonds CVC dans le tournoi des Six Nations inquiète l'ovalie française. Qui craint une perte de contrôle au nom de la quête de la rentabilité.

Ce 30 avril 2028, les Bleus peuvent être fiers de leur performance. Ils viennent de réaliser un match exceptionnel au stade international de Yokohama, l'emportant avec le bonus offensif. Ils réussissent le Grand Chelem et gagnent au Japon le tournoi des Huit Nations devant la Russie, l'équipe surprise de la compétition. Si cette scène relève encore du rugby fiction, elle n'est plus vraiment improbable. Le tournoi des Six Nations tel que disputé aujourd'hui vit peut-être ces dernières éditions dans un tel format.

Le fonds luxembourgeois CVC Partners a annoncé le 11 mars une prise de participation de 14,3 % de la société gérant les droits commerciaux de la compétition contre un chèque « pouvant aller jusqu'à 425 millions d'euros » , valorisant ainsi le tournoi à près de 3 milliards. CVC n'est pas inconnu du monde du sport dans lequel il investit régulièrement. Il s'est fait connaître en détenant, de 2006 à 2016, les droits de la Formule 1. Il possède désormais des parts importantes dans le championnat anglais de rugby et la compétition britannique Pro 14 (ancienne Ligue celte). L'accord signé par le tournoi est engageant : il porte sur une durée de cinquante ans. Pourquoi faire entrer ainsi un fonds dans le monde de l'ovalie ?

« Le rythme des changements dans les médias et dans le sponsoring est rapide, élude Benjamin Morel, directeur du tournoi des Six Nations. Si nous ne pouvons investir à la bonne vitesse, nous faisons machine arrière. » Et dès qu'il est question de préciser l'accord, le dirigeant botte en touche, évoquant la confidentialité auquel il est soumis.

Finances dans le rouge

Alors que leurs finances sont dans le rouge après une année de stades vides, l'intérêt des fédérations se comprend aisément. La Fédération française de rugby (FFR), dirigée par Bernard Laporte, a vu son budget amputé de 35 millions d'euros cette année par la pandémie, ce qui augure d'un déficit de 10 à 15 millions pour l'exercice 2020-2021. L'arrivée de CVC va combler le trou : la Fr[...]

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