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La vérité sur la débâcle de Credit Suisse

·2 min de lecture

Paris hasardeux, culture du risque à outrance, contrôles défaillants : comment l’institution zurichoise s’est empêtrée dans les scandales financiers à répétition.

Antonio Horta-Osorio est un passionné de la petite balle jaune. Lorsqu’il a accepté de prendre la tête de Credit Suisse, le banquier portugais, ancien patron de la Lloyds connu pour sa gestion sportive des crises, a posé une condition : disposer d’une place de membre du club de tennis huppé de Zurich, le Grasshopper. A son arrivée, le 30 avril dernier, c’était chose faite.

La banque est prête à bien plus pour accueillir son sauveur. Car elle traverse des turbulences qui pourraient finir en crash. Autrefois perçue comme un pilier inébranlable du paysage financier mondial, gérant dans le secret les immenses fortunes de ses clients, Credit Suisse essuie une série de tempêtes financières. Les deux plus dévastatrices, en capital comme en réputation, s’appellent Greensill et Archegos. Avec l’implosion du fonds spéculatif Archegos, plus de 4,5 milliards d’euros ont été réduits en cendres. Et la faillite de la fintech australienne Greensill, spécialisée dans l’affacturage inversé, pourrait coûter jusqu’à 2,5 milliards aux clients « ultra-riches » de sa banque privée.

Recapitalisation d’urgence

Résultat, le cours de Credit Suisse s’est effondré d’un tiers depuis début mars. Avec une perte nette trimestrielle de 830 millions. Un coup dur, quand le concurrent helvétique UBS a gagné 1,5 milliard sur la même période. Honte suprême, une commission d’enquête parlementaire a été convoquée pour auditionner les dirigeants et ex-dirigeants de Credit Suisse. Car la banque s’est déjà séparée d’une demi-douzaine de ses ­directeurs, et de son président, Urs Rohner. Elle s’est aussi recapitalisée en urgence à hauteur de 1,6 milliard auprès de ses actionnaires.

Comment la deuxième banque suisse, avec 1 457 milliards d’euros d’actifs sous gestion, en est-elle arrivée à se mettre ainsi en danger ? « L’aveuglement, la cupidité et l’impunité. Les pires passions de l’humanité se jouent dans la débâcle », confie un ancien de la banque. Au cœur du naufrage, les regards se tournent vers la culture [...]

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