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Vélo Mag - Fifty-Fifty, le vélo pour se reconstruire

·3 min de lecture

L'association Fifty-Fifty propose aux femmes et aux enfants victimes de violence des programmes de reconstruction par le sport, et notamment par la pratique du vélo. Peut-être les dissociations héritées de la société du spectacle ne sont-elles plus possibles. Aujourd'hui la « société de l'évènementiel » ne peut plus ignorer l'époque dans laquelle elle vit, ni ses transformations sociétales. Mais elle peine à articuler ses propres impératifs d'efficacité et de visibilité à la gravité des causes à promouvoir. Et, « entre cette quête de sens dont aucun évènement ne peut désormais faire l'économie, et les associations de terrain qui ont elles-mêmes des besoins en la matière, il manquait une interface. Voilà la raison d'être de Fifty-Fifty », explique Nathalie Grubac, cofondatrice de l'association avec Christian Douchement. lire aussi « 200 nanas » sur la ligne de départ Ainsi ces deux professionnels du « tourisme évènementiel » ont-ils décidé de mettre leurs compétences au service de la lutte contre ce fléau que constituent les violences faites aux femmes. L'association Fifty-Fifty (un nom qui fleure bon la parité) se propose donc d'organiser la promotion de ces causes à travers la « mise en évènement » des combats qu'elles impliquent et, pourquoi pas, de s'essayer à transformer des drames en belles histoires. Ancienne prof d'EPS, Nathalie Grubac, était convaincue depuis toujours qu'au-delà de ses effets bénéfiques sur la santé, et même au-delà de ses pouvoirs strictement curatifs sur le corps, le sport pouvait aider à la réparation des traumatismes et, au bout du compte, à la reconstruction des sujets concernés. Nathalie Gubrac Il s'agit rien de moins que d'aider ces femmes à réintégrer leur corps sensible Pas n'importe quels sports bien sûr - « ce serait une drôle d'idée d'aller apprendre la boxe à des femmes victimes de violence, n'est-ce pas ? » demande-t-elle. De fait, Fifty-Fifty se focalise sur trois d'entre eux : la voile, le ski, et le vélo.

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Au-delà de la notion de « grand air » qui est commune à ces trois univers, les pratiques corporelles qu'ils induisent permettront aux femmes bénéficiaires des programmes (programmes évidemment encadrés par des professionnels de santé : médecins et psychologues spécialisés) de retrouver progressivement des sensations altérées par la violence subie. Il n'est pas rare que cette altération de l'état émotionnel et sensitif se traduise par des « conduites dissociantes ». « Les victimes se sentent comme à distance de leur corps, ce qui est sans doute une sorte de mécanisme de sauvegarde psychique, poursuit Nathalie Grubac. Certaines en sont au point où elles ne ressentent plus aucune émotion. Ce phénomène, nommé "alexithymie" nous impose évidemment d'aborder la pratique dans une extrême douceur et progressivité. Il s'agit rien de moins que d'aider ces femmes à réintégrer leur corps sensible. » lire aussi Dans l'atelier de Swanee Ravonison, la seule femme artisan cadreuse De ce point de vue, le vélo possède plusieurs avantages : c'est une pratique accessible et douce, un moyen d'évasion qui renvoie pour beaucoup d'entre nous à l'expérience primaire de la liberté. Par ailleurs c'est à la fois un moyen d'évasion personnelle et un instrument du lien social. Pour des raisons évidentes, il importe d'éviter à ces femmes tout contact direct avec autrui : or, rouler à vélo, c'est le bon équilibre entre la distance indispensable à autrui (seule garantie du respect de l'intégrité physique) et sa présence rassurante, disponible. Et puisque ici tout fait sens, on tient à souligner que rouler à vélo c'est, par exemple, « choisir sa trajectoire » : c'est apprendre à regarder vers l'avant. lire aussi Élise Chabbey, des JO en kayak à cycliste professionnelle Concrètement, il s'agira donc d'organiser des séances mensuelles, de « remise en selle » puis d'entraînement. D'éliminer progressivement toutes toxines, aussi bien physiques que psychiques, et de retrouver un souffle trop longtemps coupé. Outre les professionnels de santé mentionnés, des champions s'investissent, tels Isabeau Courdurier ou Kevin Miquel, qui comptent tous deux parmi les meilleurs mondiaux, accompagneront les sessions. Il va sans dire que Fifity-Fifty s'appuiera sur des associations déjà engagées dans le soutien et la prise en charge des victimes de violences, qui seules sont aptes à choisir et diriger les femmes susceptibles d'adhérer au programme. Par là même, avant de songer à développer son modèle, elle s'ancre dans son « territoire d'origine », la Seine-et-Marne. Et de la même façon, susceptible d'organiser ses propres évènements, elle s'appuie aussi sur des partenaires : Fifity-Fifty sera donc présente, sous forme de tables rondes et de conférences, au Festival Vélo en Grand, premier festival de vélo généraliste, qui se tiendra à Jablines du 17 au 19 septembre prochain.

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