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Vélo Mag - Les données de la communauté vélo, enjeu pour les collectivités en ville

·3 min de lecture

L'application Strava ouvre à destination des villes un accès gratuit à ses données sur la mobilité douce, à l'heure où les grands centres urbains repensent en profondeur les modes de déplacement.

Optimiser la mobilité urbaine est une des priorités des collectivités. Or, comment s'assurer une compréhension toujours plus fine des déplacements et améliorer les infrastructures existantes, les entretenir, sans données détaillées et mises à jour ?

À l'heure où le projet de loi « climat et résilience » impose aux agglomérations de plus de 150 000 habitants la mise en place, d'ici fin 2024, de ces fameuses ZFE (zones à faibles émissions), qui obligent à repenser en profondeur les modes de déplacement, le big data est précieux pour les métropoles. De fait, l'idée que les données collectées en matière de flux de circulation servent à créer des modèles prédictifs tombe sous le sens.

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Or, ces informations sont de plusieurs sortes. On peut citer les données de validation des titres de transport, mais elles ne fournissent le plus souvent que des points d'affluence (stations, arrêts de bus), et non pas des itinéraires - à l'exception notable du RER, qui exige une validation du titre de transport en sortie.

D'où l'idée d'exploiter les traces GPS des téléphones mobiles, lesquelles permettent d'établir une cartographie des déplacements, mais pas de préciser formellement quel mode de transport est utilisé par les usagers (par exemple, parce que bus et vélo partagent des segments d'itinéraires).

Il faut savoir qu'avant d'être exploitables, les données brutes de ce tracking exigent un lourd travail de nettoyage (données fallacieuses, surnuméraires), de recoupements (données manquantes : tunnel, problèmes de réseau), et d'anonymisation (RGPD oblige).

Il n'en reste pas moins que les applis mobilité basées sur la géolocalisation constituent des banques de données convoitées des pouvoirs publics. C'est ainsi qu'Uber, d'abord sollicité par les administrations municipales de Sydney, Washington DC ou Boston, partage une partie de ses données sur le trafic urbain d'une cinquantaine de métropoles à travers le monde.

Des données plus spécifiques ?
Mais on comprend aisément que dans le contexte de transition écologique actuel _ et notamment quant à l'aménagement des ZFE - qui voit exploser la part modale du vélo dans les grands centres urbains, soient prisées les données plus spécifiques de la communauté cycliste.

C'est tout le sens de l'initiative Strava Metro, par laquelle la communauté bien connue des cyclistes (qui regroupe 93 millions de sportifs à travers le monde) ouvre pour les villes un accès gratuit à ses données « agrégées et anonymisées ». Sans aucun doute, une aide utile à la planification urbaine, à l'amélioration des réseaux cyclables.

Entre 2019 et 2021, la communauté Strava a enregistré + 45 % de déplacements à vélo (contre 38 % sur la période 2019-2020) à Paris, où le temps de trajet moyen à vélo est de 40 minutes et 30 secondes (il est de 38'46'' à Lyon, 44'59'' dans les Bouches-du-Rhône, 34'24'' dans l'agglomération bordelaise, etc.).

Ainsi sont établies des « cartes de chaleur » très parlantes, qui permettent de visualiser les axes les plus utilisés par les cyclistes et de mieux comprendre les déplacements à vélo à l'échelle d'un territoire donné.

« Cette vue d'ensemble permet également de mieux appréhender la logique d'itinéraires, d'identifier les déconnexions dans les flux et de déterminer les contraintes ou détours que font les cyclistes pour in fine améliorer les itinéraires et rendre les déplacements plus fluides et naturels, explique Benoît Chaumeret, responsable de la mission aménagements cyclable de la ville de Paris. Aussi, étant donné que Strava permet de mesurer la fréquentation d'une piste cyclable, il a été un des outils qui nous a permis de valider une partie du réseau des coronapistes. Ces données de fréquentation ont été utilisées pour prioriser ou non la mise en place de nouvelles infrastructures. »

Certes, les utilisateurs de Strava sont donc une sous-catégorie particulièrement sportive, dont on peut se demander jusqu'à quel point elle représente la diversité des cyclistes urbains. On sait que certaines villes (dont Hanovre, en Allemagne) ont adopté des applis mobiles « officielles » alimentant ainsi, directement, leur propre base de données.

Ce qui n'est pas mésestimer la valeur d'usage des données Strava Metro, et encore moins les visées fondamentales exposées par Michael Horvath, cofondateur et PDG de Strava, qui évoque le « privilège de partager gratuitement les données [...] afin de contribuer à l'équité sociale, à la réflexion autour des infrastructures et à leur amélioration ».

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