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Vélo Mag - Avec les Bike Parade, la fête survit pendant le Covid

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Rassemblant des cyclistes autour d'une enceinte et d'un peu de musique techno, les Bike Parade sont l'un des derniers bastions de la fête en cette période de pandémie. L'annulation d'une journée de fête, à Strasbourg, mi-février, a remis au coeur de l'actualité un nom qui sent bon la bière, l'air frais et le monde déconfiné : la Bike Parade. Rassemblement de cyclistes voulant rouler en écoutant de la musique techno, sur fond de revendication écologique, ces manifestations se sont multipliées depuis le début de la pandémie de coronavirus. Pour cause, il s'agit d'un des seuls moyens de faire la fête, tout en «respectant les distanciations sociales»... Même si les autorités ne voient pas ces rassemblements d'un bon oeil. lire aussi « La Bonne Échappée », le projet vélo pour faire bouger les ados En France, des Bike Parade se sont déjà tenues à Paris, en décembre dernier, et à Strasbourg, depuis janvier. «La première édition, nous l'avons faite en mode pirate, sans la déclarer, c'était plus une balade», explique Dimitri Rossi, organisateur de l'événement alsacien, intitulé Bike'n'zen. 107 personnes s'étaient alors retrouvées dans un parc, le 9 janvier, avant de déambuler dans la ville en écoutant la musique qu'il compose et mixe lui-même sur son vélo. «Ce summum de liberté, on nous l'interdit» Pour la seconde, le Bas-Rhinois avait voulu «être dans les normes», en demandant une autorisation de manifester aux autorités. Motif du rassemblement : «manifester pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre et faire respecter les accords de Paris». Pas suffisant pour que la Bike Parade se tienne : après une heure sur le vélo, avec près de 200 fêtards, les gendarmes interviennent et mettent fin à l'événement, pour cause de «manifestation non déclarée». Le récépissé indiquant que la Bike parade n'était pas autorisée aurait bien été reçu par l'organisateur, mais il l'aurait «mal compris». «On avait juste envie de sortir, d'un peu se retrouver... Ce summum de la liberté, on nous l'interdit», proteste Rossi. Entendu par la police après les faits, il a de nouveau rendez-vous au commissariat cette semaine. lire aussi Sharelock, un mois de cadenas partagés pour vélos à Rouen L'hostilité policière à l'encontre de ce genre de manifestation fait sens, à une période où les rassemblements publics sont interdits. Les organisateurs de Bike Parade jouent volontairement sur les libertés laissées aux cyclistes. «Comme on est à vélo, les distanciations se font plus naturellement, on se met à la file indienne. Puis, on est à l'extérieur», souligne Dimitri Rossi. La plupart du temps, les participants sont prévenus du lieu de rendez-vous au dernier moment, sans que les autorités aient été consultées au préalable. Un phénomène amplifié par le Covid Les rassemblements du genre existaient déjà dans le «monde d'avant», mais elles ont connu un sursaut de popularité pendant la pandémie, en s'auto-déclarant «Covid-friendly». L'utilisation du vélo permet notamment aux fêtards de retirer leur masque lorsqu'ils roulent, ce dont ils profitent allègrement. Capitale de la techno, Berlin a été un des foyers de ce phénomène : des «techno-party», organisées par le collectif Fhainest, y ont rassemblé des dizaines de fans de musique électronique à l'automne, avant que le mouvement s'exporte, en Angleterre notamment.

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«Je travaille dans l'événementiel, mais en ce moment il n'y a pas grand-chose à faire, donc j'ai organisé ça pour m'occuper, éclaire Rossi pour expliquer ses motivations. Le vélo et la musique sont mes deux passions depuis que je suis petit, donc ça me permet de relier les deux. Ça permet aussi de faire une promotion pour les petits artistes, vu que les temps sont durs pour eux.» Sa mésaventure de février lui a toutefois passé l'envie d'organiser de nouvelles sorties avant « un retour à la normale ». Mais d'autres cyclistes, aux quatre coins de l'Hexagone, ont déjà manifesté leur intérêt pour mettre en place leurs propres parades...