La bourse est fermée
  • CAC 40

    5 598,18
    +31,39 (+0,56 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 527,79
    +16,85 (+0,48 %)
     
  • Dow Jones

    29 910,37
    +37,90 (+0,13 %)
     
  • EUR/USD

    1,1967
    +0,0054 (+0,45 %)
     
  • Gold future

    1 788,10
    -23,10 (-1,28 %)
     
  • BTC-EUR

    14 485,15
    +155,14 (+1,08 %)
     
  • CMC Crypto 200

    333,27
    -4,23 (-1,25 %)
     
  • Pétrole WTI

    45,53
    -0,18 (-0,39 %)
     
  • DAX

    13 335,68
    +49,11 (+0,37 %)
     
  • FTSE 100

    6 367,58
    +4,65 (+0,07 %)
     
  • Nasdaq

    12 205,85
    +111,44 (+0,92 %)
     
  • S&P 500

    3 638,35
    +8,70 (+0,24 %)
     
  • Nikkei 225

    26 644,71
    +107,40 (+0,40 %)
     
  • HANG SENG

    26 894,68
    +75,23 (+0,28 %)
     
  • GBP/USD

    1,3313
    -0,0044 (-0,33 %)
     

“Unmemory” : le polar vertigineux dont le texte se fait jeu

Erwan Higuinen
·2 min de lecture

“Je voulais ciel bleu.” A ce stade, les phrases se défont, le sens se délite, les mots s’éloignent ou se rapprochent sans logique apparente. Certains sont barrés, d’autres ont disparu, d’autres encore fusionnent pour en produire de nouveaux. “Gorpue”, par exemple, ou “rotpe”. On, c’est-à-dire nous autant que le personnage que nous confie à sa façon bien inhabituelle Unmemory, ne sait plus trop où on en est. Comme dans certaines séquences du Mulholland Drive de David Lynch, disons, quand les principes éléments du récit semblent soudain se réorganiser selon les logiques nouvelles dont on ne saurait dire si elles relèvent plutôt du rêve ou de la folie, d’une pulsion poétique ou philosophique, ou si ce bouleversement soudain est le fruit d’un cut-up à la William Burroughs. Malgré ou peut-être plutôt grâce à cela, certaines choses passent alors plus fortement, plus directement qu’avant. On aurait bien voulu ciel bleu, aussi.

Activistes féministes

Mais revenons au début, c’est-à-dire au texte, à lire sur l’écran, qui est la base du projet Unmemory, première création du petit studio barcelonais Patrones y Escondites. C’est une histoire de meurtre dont notre alter ego est, au début du récit au moins, le suspect numéro un. Une histoire d’amnésie, aussi, car notre (anti) héros est incapable de “fixer” dans son esprit les souvenirs récents, d’où la nécessité, pour lui, de garder des traces, écrits, photos ou enregistrements (et même tatouages) de ce qu’il a vécu et appris. Tant pis : ce seront autant d’indices pour nous aider à y voir plus clair dans cette sombre histoire, qui nous mettra rapidement en contact avec un groupe d’activistes féministes adeptes de la performance artistico-politique plus ou moins criminelle, les Killer Kittens. Ces dernières ne tardent pas à devenir nos principales alliées. A moins qu’elles ne soient en réalité en train de tirer les ficelles dans le cadre de l’une de leurs actions percutantes et subtilement coordonnées ?

Lire la suite...