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Universités: ce que change "Mon Master", la nouvelle plateforme pour s'inscrire en master

Dans la bibliothèque de l'université Paris-Saclay, dans l'Essonne, le 17 septembre 2021 (photo d'illustration) - ALAIN JOCARD © 2019 AFP
Dans la bibliothèque de l'université Paris-Saclay, dans l'Essonne, le 17 septembre 2021 (photo d'illustration) - ALAIN JOCARD © 2019 AFP

Une plateforme nationale et unique pour s'inscrire en master. Baptisé "Mon Master", ce nouveau dispositif - sur le même modèle que Parcoursup pour les lycéens et lycéennes qui entrent dans l'enseignement supérieur - ouvre ce mercredi.

Concrètement, la plateforme Mon Master propose aux titulaires ou futurs titulaires d'une licence ou de tout autre diplôme permettant d'accéder au cursus master de consulter l'offre, formuler leurs vœux - à partir du 22 mars et jusqu'au 18 avril - constituer leur dossier de candidature mais aussi recevoir les réponses d'admission - à partir du 23 juin.

Environ 185.000 places de première année en diplôme national de master sont proposées, indique à BFMTV.com le ministère de l'Enseignement supérieur, dans environ 3500 masters différents. "Pour rappel, le nombre d'étudiants en licence 3 en France est inférieur à 165.000", précise-t-il.

Sur la plateforme, un moteur de recherche propose d'identifier les formations selon différents critères: mention, parcours, établissement, zone géographique ou licence obtenue. Chaque formation dispose d'une fiche de présentation: capacité d'accueil, droits d'inscription, attendus, critères généraux d'examen des candidatures, taux d'insertion professionnelle ou encore contact du référent handicap.

"Une vision nationale de l'offre"

Monmaster.gouv.fr remplace ainsi le portail trouvermonmaster.gouv.fr, créé en 2017. Mais ce dernier ne faisait que répertorier les diplômes, sans possibilité d'inscription et sans système d'attribution de places.

Les étudiants devaient ensuite démarcher individuellement les universités, multipliant parfois les candidatures. Ce qui provoquait parfois des couacs: il n'était pas rare que des étudiants ayant pourtant validé leurs trois années de licence ne trouvent aucun master.

Avec ce nouveau système, "qui permet une vision nationale de l'offre", le ministère espère réduire le nombre d'étudiants sans proposition. Si un étudiant n'obtenait pas de master dans son académie, il serait "invité à partir étudier là où des places demeurent libres". Et en dernier recours, il pourrait saisir le recteur pour faire valoir son droit à la poursuite d'études.

Calendrier unique, simplification de la démarche: l'objectif du ministère est "d'optimiser l'attribution des places, fluidifier les démarches et permettre une meilleure visibilité des places vacantes au sein des universités", explique le site Service public.

Pas d'algorithme

Ce qui ne convainc pas Imane Ouelhadj, la présidente de l'Union nationale des étudiants de France (Unef). "Le problème, c'est qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé", s'inquiète-t-elle pour BFMTV.com. Elle dénonce un manque de visibilité de la plateforme.

"Comment vont être analysés les dossiers? Quels seront les critères de sélection? Pour l'instant, on ne sait pas."

Des inquiétudes que balaie Guillaume Gellé, président de France universités, qui rassemble les dirigeants des universités et établissements d'enseignement supérieur. "Tout le processus de gestion et d'examen des candidatures reste très proche des années précédentes", indique-t-il à BFMTV.com.

Le ministère assure également que la plateforme n'utilise pas d'algorithme ou "d'outils d'aide à la décision pour les formations". Mon master "n'est pas autre chose qu'une plateforme facilitant la mise en relation entre les candidats et l'offre de master." Mais Guillaume Gellé le rappelle: "les masters restent des formations sélectives". Les candidatures seront d'ailleurs examinées entre les 24 avril et 16 juin.

Mais la représentante des étudiants redoute tout de même "une génération sacrifiée". "On nous dit que c'est une année d'expérimentation, qu'il y aura des adaptations l'année prochaine. Mais pour les étudiants qui doivent choisir maintenant leur master, c'est difficile à entendre."

Jusqu'à 30 vœux

Concrètement, les candidats et candidates pourront formuler des vœux "à partir d'un dossier commun", a expliqué le ministère. Soit au total 15 masters en formation classique et 15 masters en alternance.

Sur la plateforme, les choix ne seront pas hiérarchisés "de façon à ce que les étudiants ne s'autocensurent pas et gardent la main tout au long du processus d'admission", a ajouté le ministère. Quelque 30 vœux donc, sachant qu'un master est égal à un vœu et qu'il n'y a pas de possibilité de sous-vœux, contrairement à Parcoursup.

Trop peu, considère Imane Ouelhadj, de l'Unef. "La plateforme impose un nombre maximum de candidatures. Or, aujourd'hui, les étudiants en formulent parfois des dizaines pour être sûr d'être pris quelque part."

Elle craint que les étudiants ne soient ainsi contraints de privilégier la sécurité au détriment de leurs véritables aspirations. "En faisant des choix stratégiques, ils se retrouveront à accepter une proposition de master qui ne correspond pas à leurs attentes."

La possibilité du "oui provisoire"

En clair, à partir du 23 juin, les étudiants et étudiantes sauront si leur candidature est acceptée, rejetée ou sur liste d'attente. Comme ils ne pourront accepter simultanément qu'une seule réponse, les places refusées seront libérées et automatiquement réattribués aux candidats sur liste d'attente - sur le même modèle que Parcoursup.

Le ministère précise à BFMTV.com que pour les propositions reçues les 23 juin et 24 juin, le candidat devra répondre avant le 26 juin à 23h59. Ensuite, les réponses seront à donner dans la journée suivante, toujours avant 23h59.

Il sera cependant possible de répondre un "oui provisoire" dans le cas où le candidat serait en attente d'un autre vœu. "Quand un nouveau vœu lui sera proposé, il doit choisir celui qu'il décide conserver 'provisoirement' ou définitivement." Mais le 21 juillet, en fin de procédure, un "oui provisoire" deviendra un "oui définitif", provoquant le retrait des autres candidatures.

"Toutes les places pourront être allouées"

Une innovation que salue Guillaume Gellé, également président de l'université de Reims-Champagne-Ardenne. "Chaque année, des places restaient vacantes", se souvient-il.

Du fait des différentes dates d'examen des candidatures selon les universités, un candidat pouvait ainsi maintenir sa place dans plusieurs masters en attendant que celui qui l'intéresse le plus lui réponde. Et si cette réponse était tardive, les places qu'il avait dans un premier temps bloquées n'étaient pas affectées.

"Toutes les places pourront maintenant être allouées du fait de la synchronisation du calendrier", invoque Guillaume Gellé.

Mais pour Imane Ouelhadj, de l'Unef, la plateforme ne résout rien. Pour elle, le vrai problème, c'est le manque de places en master. "Même si la plateforme facilite les choses et que tout le monde sera très content de ne faire qu'un dossier au lieu de 45, ce sont des moyens qu'il faut mettre sur la table."

Article original publié sur BFMTV.com